homecarab1.fr
Physiologiechevron_rightSystème endocrinienchevron_rightPancréas endocrine et régulation de la glycémie
stylus_noteS'entraînerS'entraînerarrow_backarrow_forward

Sommaire

  • 1Le pancréas endocrine
    • 1.1Les îlots de Langerhans
  • 2Sécrétion de l'insuline
    • 2.1Le glucose comme stimulus principal
    • 2.2Les autres facteurs de sécrétion
  • 3Sécrétion du glucagon
  • 4Actions de l'insuline sur les organes cibles lock — section verrouillée
    • 4.1Foie lock — section verrouillée
    • 4.2Muscle squelettique lock — section verrouillée
    • 4.3Tissu adipeux lock — section verrouillée
  • 5Actions du glucagon et maintien entre les repas lock — section verrouillée
    • 5.1Adaptation interprandiale lock — section verrouillée
  1. Accueilchevron_right
  2. Ficheschevron_right
  3. Physiologiechevron_right
  4. Système endocrinienchevron_right
  5. Pancréas endocrine et régulation de la glycémie

B8 · Système endocrinien

Pancréas endocrine et régulation de la glycémie

Décrire les îlots de Langerhans et les stimuli de sécrétion de l'insuline et du glucagon. Analyser leurs effets antagonistes sur les organes cibles et le maintien de la glycémie entre les repas.

Physiologie·schedule6 min de lecture·quiz15 QCM corrigés

Le pancréas endocrine

Le pancréas possède une double fonction. Sa portion exocrine, majoritaire, libère des sécrétions digestives dans le duodénum. Sa portion endocrine libère des hormones dans le sang et participe principalement au contrôle du métabolisme énergétique.

Définition

Glycémie

Concentration de glucose dans le plasma sanguin. Elle résulte à chaque instant de l'équilibre entre les entrées de glucose dans le sang et son utilisation ou son stockage par les tissus.

La glycémie n'est donc pas une quantité fixe. Elle augmente lors de l'absorption digestive et tend à diminuer lorsque les cellules utilisent le glucose entre les repas. Sa régulation maintient néanmoins ses variations dans un intervalle étroit, indispensable à l'approvisionnement continu des tissus fortement dépendants du glucose.

Les îlots de Langerhans

Définition

Îlot de Langerhans

Amas de cellules endocrines richement vascularisé, dispersé dans le tissu pancréatique exocrine et capable de détecter l'état nutritionnel afin de sécréter des hormones dans la circulation.

Les principales cellules insulaires sont :

  • les cellules bêta, majoritaires, qui sécrètent l'insuline ;
  • les cellules alpha, qui sécrètent le glucagon ;
  • les cellules delta, qui sécrètent la somatostatine ;
  • les cellules sécrétrices du polypeptide pancréatique, moins directement impliquées dans la régulation glycémique.

La riche vascularisation des îlots permet une détection rapide des concentrations circulantes de nutriments et une diffusion immédiate des hormones. Leur organisation favorise aussi une régulation paracrine, c'est-à-dire l'action locale d'une cellule endocrine sur les cellules voisines. L'insuline et la somatostatine freinent ainsi la sécrétion de glucagon.

Sécrétion de l'insuline

Définition

Insuline

Hormone peptidique produite par les cellules bêta, sécrétée principalement lorsque les nutriments sont abondants et favorisant leur utilisation ainsi que leur stockage.

Le glucose comme stimulus principal

L'augmentation de la glycémie stimule la sécrétion d'insuline. La cellule bêta transforme ainsi un signal métabolique, l'abondance de glucose, en signal électrique puis sécrétoire.

Méthode

Couplage entre glucose et sécrétion d'insuline

  1. Le glucose pénètre dans la cellule bêta et y est métabolisé.
  2. Son oxydation augmente le rapport entre ATP et ADP intracellulaires.
  3. L'ATP ferme des canaux potassiques sensibles à l'ATP.
  4. La diminution de la sortie de potassium dépolarise la membrane cellulaire.
  5. La dépolarisation ouvre des canaux calciques dépendants du voltage.
  6. L'entrée de calcium déclenche l'exocytose des granules contenant l'insuline.

La sécrétion d'insuline est pulsatile et présente une première phase rapide, correspondant à la libération de granules déjà disponibles, puis une phase plus prolongée reposant sur la mobilisation d'autres granules.

Les autres facteurs de sécrétion

Les acides aminés stimulent également les cellules bêta. Cette réponse facilite leur utilisation et leur incorporation dans les protéines sans dépendre exclusivement de la présence de glucose.

Les hormones intestinales appelées incrétines, libérées lors de l'arrivée de nutriments dans le tube digestif, amplifient la sécrétion d'insuline provoquée par le glucose. Cette amplification reste dépendante de la glycémie, ce qui limite la sécrétion lorsque celle-ci est basse.

L'activité parasympathique favorise la sécrétion d'insuline au cours de la prise alimentaire. À l'inverse, la somatostatine et certaines stimulations sympathiques l'inhibent.

Sécrétion du glucagon

Définition

Glucagon

Hormone peptidique produite par les cellules alpha, sécrétée principalement lorsque la disponibilité du glucose diminue et favorisant la production hépatique de glucose.

Une baisse de la glycémie augmente la sécrétion de glucagon. La diminution simultanée de l'insuline lève également l'inhibition paracrine exercée sur les cellules alpha. Les acides aminés peuvent stimuler le glucagon, ce qui contribue à maintenir la glycémie lorsque l'apport nutritionnel ne fournit pas directement beaucoup de glucose.

La sécrétion de glucagon est favorisée par certaines stimulations du système nerveux autonome et inhibée par :

  • une glycémie élevée ;
  • l'insuline libérée localement ;
  • la somatostatine ;
  • l'élévation des acides gras circulants.
Comparaison

Conditions de sécrétion de l'insuline et du glucagon

CritèreInsulineGlucagon
Cellule sécrétricecellule bêtacellule alpha
Variation glycémique stimulanteaugmentationdiminution
Contexte métabolique dominantabondance des nutrimentspériode interprandiale
Effet globalutilisation et stockagemobilisation et production de glucose
À retenir

Logique fonctionnelle des sécrétions

Une augmentation de la glycémie élève le rapport insuline sur glucagon, tandis qu'une diminution de la glycémie abaisse ce rapport. C'est surtout cette variation coordonnée qui oriente le métabolisme.

Actions de l'insuline sur les organes cibles

L'insuline se fixe à un récepteur membranaire doté d'une activité tyrosine kinase. La cascade de phosphorylation qui en résulte modifie rapidement l'activité de protéines et d'enzymes, puis plus lentement l'expression de certains gènes.

Foie

Dans le foie, l'insuline :

  • stimule la glycogénogenèse, stockage du glucose sous forme de glycogène ;
  • favorise la glycolyse et la synthèse d'acides gras ;
  • inhibe la glycogénolyse, dégradation du glycogène ;
  • inhibe la néoglucogenèse, synthèse de glucose à partir de précurseurs non glucidiques ;
  • réduit ainsi la libération hépatique de glucose dans le sang.

L'entrée du glucose dans l'hépatocyte n'est pas directement commandée par l'insuline. Celle-ci favorise surtout son utilisation et son stockage, maintenant une concentration intracellulaire favorable à son entrée.

Muscle squelettique

L'insuline provoque le recrutement à la membrane de transporteurs GLUT4. Elle augmente ainsi l'entrée du glucose dans les fibres musculaires, puis favorise :

  • son utilisation énergétique ;
  • son stockage sous forme de glycogène ;
  • l'entrée des acides aminés et la synthèse protéique ;
  • l'inhibition de la dégradation des protéines.

Le glycogène musculaire est destiné aux besoins propres du muscle et ne peut pas alimenter directement la glycémie.

Tissu adipeux

Dans les adipocytes, l'insuline augmente également le recrutement de GLUT4. Elle favorise la synthèse et le stockage des triglycérides tout en inhibant la lipolyse, c'est-à-dire la mobilisation des réserves lipidiques.

À retenir

L'insuline est globalement hypoglycémiante : elle diminue la production hépatique de glucose et augmente son utilisation ou son stockage. Elle est aussi anabolisante, car elle favorise la constitution des réserves glucidiques, lipidiques et protéiques.

Actions du glucagon et maintien entre les repas

Le foie est le principal organe cible du glucagon. Sa fixation à un récepteur couplé à une protéine G augmente la production d'AMP cyclique et active des cascades de phosphorylation.

Le glucagon :

  • stimule la glycogénolyse hépatique ;
  • stimule la néoglucogenèse ;
  • inhibe la glycogénogenèse ;
  • réduit la glycolyse hépatique ;
  • favorise l'oxydation des acides gras et la production de corps cétoniques lorsque la disponibilité glucidique diminue durablement.

Le muscle squelettique ne constitue pas une cible directe importante du glucagon. La mobilisation de ses réserves dépend d'autres signaux et sert d'abord à son propre fonctionnement.

Adaptation interprandiale

Définition

Période interprandiale

Intervalle entre deux prises alimentaires, pendant lequel l'absorption intestinale ne fournit plus suffisamment de glucose à la circulation.

Entre les repas, la baisse de la glycémie diminue l'insuline et augmente relativement le glucagon. Le rapport insuline sur glucagon devient donc faible.

Dans un premier temps, le foie libère du glucose par glycogénolyse. À mesure que les réserves hépatiques diminuent, la néoglucogenèse prend une place croissante. Elle utilise notamment le lactate, le glycérol issu du tissu adipeux et certains acides aminés.

La baisse de l'insuline lève parallèlement son inhibition de la lipolyse. Les acides gras libérés servent de combustible à de nombreux tissus, ce qui épargne le glucose pour les cellules qui en dépendent davantage. Le glycérol rejoint le foie et contribue à la néoglucogenèse.

Les hormones surrénaliennes participent aussi à la contre-régulation de la glycémie, mais leurs mécanismes propres relèvent de la fiche consacrée aux glandes surrénales.

Attention

Antagonisme non symétrique

L'insuline agit directement sur le foie, le muscle et le tissu adipeux. Le glucagon exerce surtout son action glycémique directe sur le foie : il n'est pas simplement l'inverse de l'insuline dans tous les tissus.

Points clés
  • Les cellules bêta des îlots de Langerhans sécrètent l'insuline, tandis que les cellules alpha sécrètent le glucagon.
  • L'élévation du glucose déclenche l'exocytose de l'insuline par fermeture des canaux potassiques sensibles à l'ATP, dépolarisation et entrée de calcium.
  • L'insuline favorise l'utilisation et le stockage des nutriments tout en inhibant la production hépatique de glucose.
  • Le glucagon stimule principalement la glycogénolyse et la néoglucogenèse hépatiques.
  • Entre les repas, la diminution du rapport insuline sur glucagon permet au foie de maintenir la glycémie.
  • L'antagonisme entre insuline et glucagon repose sur une régulation coordonnée, mais leurs organes cibles ne sont pas identiques.

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Système endocrinien.

  • Fiche 01Axe hypothalamo-hypophysaireSystème endocrinien
  • Fiche 02Thyroïde, parathyroïdes et glandes surrénalesSystème endocrinien
  • Fiche 04Régulation phosphocalciqueSystème endocrinien
lock_open

Entre ton email pour débloquer le reste de cette fiche

Il reste 2 sections à lire — plus les QCM corrigés, l'examen blanc et le suivi. 72 h d'essai gratuit, sans carte bancaire.

Déjà un compte ? Se connecter · Voir les formules

arrow_backPrécédentThyroïde, parathyroïdes et glandes surrénalesSystème endocrinienSuivantarrow_forwardRégulation phosphocalciqueSystème endocrinien
Sommaire
  • 1Le pancréas endocrine
    • 1.1Les îlots de Langerhans
  • 2Sécrétion de l'insuline
    • 2.1Le glucose comme stimulus principal
    • 2.2Les autres facteurs de sécrétion
  • 3Sécrétion du glucagon
  • 4Actions de l'insuline sur les organes cibles lock — section verrouillée
    • 4.1Foie lock — section verrouillée
    • 4.2Muscle squelettique lock — section verrouillée
    • 4.3Tissu adipeux lock — section verrouillée
  • 5Actions du glucagon et maintien entre les repas lock — section verrouillée
    • 5.1Adaptation interprandiale lock — section verrouillée