B9 · Tronc
Cage thoracique et muscles respiratoires
Décrire les côtes, le sternum et les articulations costo-vertébrales et costo-sternales. Présenter les muscles intercostaux et accessoires et leur action sur les diamètres thoraciques.
Anatomie générale7 min de lecture17 QCM corrigés
Organisation générale de la cage thoracique
La cage thoracique protège les viscères thoraciques tout en restant mobile. Sa mobilité permet de faire varier les dimensions de la cavité thoracique au cours de la ventilation.
Elle présente :
- une ouverture supérieure, limitée par la première vertèbre thoracique, les premières côtes et le bord supérieur du manubrium sternal ;
- une ouverture inférieure, plus large, limitée par la douzième vertèbre thoracique, les dernières côtes, les rebords costaux et l’articulation xipho-sternale ;
- des espaces intercostaux entre deux côtes successives, occupés notamment par les muscles intercostaux.
La colonne vertébrale thoracique est étudiée dans les fiches précédentes du sous-bloc. Le diaphragme, qui ferme l’ouverture inférieure et commande principalement le diamètre vertical du thorax, appartient à la fiche consacrée aux parois abdominales et au diaphragme.
Les côtes et les cartilages costaux
Classification des côtes
L’être humain possède douze paires de côtes, numérotées de haut en bas.
Les cartilages des côtes 7 à 10 participent à la formation du rebord costal. Le cartilage rend la partie antérieure de la cage thoracique moins rigide que sa partie postérieure osseuse.
Constitution d’une côte type
Les côtes 3 à 9 présentent l’organisation la plus régulière. Une côte type comprend, d’arrière en avant :
- une tête, portant deux facettes articulaires séparées par une crête ;
- un col, segment rétréci entre la tête et le tubercule ;
- un tubercule costal, dont la facette articulaire répond au processus transverse de la vertèbre correspondante ;
- un angle costal, où la courbure devient plus marquée ;
- un corps, aplati et incurvé ;
- une extrémité antérieure unie au cartilage costal.
Le bord inférieur du corps présente le sillon costal. Celui-ci abrite le pédicule intercostal principal, disposé de haut en bas selon l’ordre veine, artère, nerf. Ce pédicule chemine entre les muscles intercostaux interne et intime.
Particularités des côtes atypiques
La première côte est courte, large et presque horizontale. Sa tête ne porte qu’une facette articulaire. Sa face supérieure présente des reliefs liés au passage des vaisseaux subclaviers et à l’insertion du muscle scalène antérieur.
La deuxième côte possède une tubérosité destinée à l’insertion du muscle dentelé antérieur. La dixième côte ne présente généralement qu’une facette sur sa tête. Les onzième et douzième côtes n’ont ni col véritable ni articulation costo-transversaire ; leurs extrémités antérieures restent libres.
Le sternum
Le manubrium sternal est la partie supérieure. Son bord supérieur porte l’incisure jugulaire et, latéralement, les incisures claviculaires. Il reçoit le premier cartilage costal et une partie du deuxième.
Le corps du sternum est la partie la plus longue. Ses bords latéraux s’articulent avec les cartilages costaux, principalement de la deuxième à la septième côte.
Le processus xiphoïde constitue l’extrémité inférieure. Sa forme et son degré d’ossification sont variables.
L’union entre le manubrium et le corps forme l’angle sternal, relief palpable situé au niveau de l’articulation du deuxième cartilage costal. Il constitue donc un repère pour compter les côtes. L’union entre le corps et le processus xiphoïde forme l’articulation xipho-sternale.
Articulations de la cage thoracique
Articulations costo-vertébrales
Chaque côte s’unit au rachis par une articulation de la tête et, sauf pour les deux dernières côtes, par une articulation costo-transversaire.
Pour une côte type, la facette supérieure de la tête répond à la vertèbre sus-jacente et la facette inférieure à la vertèbre de même numéro. La crête de la tête est reliée au disque intervertébral par un ligament intra-articulaire. Un ligament radié renforce la capsule en avant.
Les côtes dont la tête ne possède qu’une facette s’articulent avec un seul corps vertébral.
Elle est stabilisée par des ligaments costo-transversaires. Elle autorise de petits mouvements de glissement ou de rotation, dont la somme produit une élévation ou un abaissement des côtes. Elle est absente pour les onzième et douzième côtes.
Articulations antérieures
L’union entre une côte et son cartilage est une articulation costo-chondrale de type synchondrose, donc une union cartilagineuse sans cavité articulaire.
La première articulation sterno-costale est également une synchondrose. Les articulations sterno-costales suivantes sont principalement des articulations synoviales planes, renforcées par des ligaments radiés. Les cartilages costaux inférieurs sont reliés entre eux par des articulations interchondrales.
Muscles intercostaux
Chaque espace intercostal contient trois plans musculaires. Leurs fibres ont des orientations différentes, ce qui permet à la fois de mobiliser les côtes et de maintenir la rigidité des espaces.
Intercostaux externes
Les muscles intercostaux externes sont les plus superficiels. Leurs fibres descendent vers l’avant, du bord inférieur d’une côte vers le bord supérieur de la côte sous-jacente. Ils sont remplacés en avant par une membrane intercostale externe.
Leur contraction élève les côtes, surtout lorsque la côte supérieure est stabilisée. Ils sont donc principalement inspirateurs.
Intercostaux internes
Les muscles intercostaux internes sont situés profondément par rapport aux précédents. Leurs fibres descendent vers l’arrière. Ils sont remplacés en arrière par une membrane intercostale interne.
Leur partie interosseuse abaisse les côtes et participe surtout à l’expiration forcée. Leur partie interchondrale peut contribuer à l’élévation des cartilages costaux.
Intercostaux intimes
Les muscles intercostaux intimes forment le plan le plus profond. Leur orientation est proche de celle des intercostaux internes. Ils participent à l’abaissement des côtes et surtout au maintien mécanique des espaces intercostaux.
Muscles respiratoires accessoires
Les principaux muscles accessoires de l’inspiration sont :
- les scalènes, qui élèvent les deux premières côtes lorsque le rachis cervical est fixé ;
- le sternocléidomastoïdien, qui élève le sternum lorsque la tête et le cou sont stabilisés ;
- le petit pectoral, qui élève les côtes supérieures lorsque la ceinture scapulaire est fixe ;
- le dentelé antérieur, qui peut participer à l’élévation costale lorsque la scapula est stabilisée ;
- les élévateurs des côtes, qui contribuent directement à l’élévation des côtes.
L’expiration calme résulte principalement du recul élastique du poumon et de la paroi thoracique. Lors d’une expiration active, les intercostaux internes interosseux abaissent les côtes. Les muscles de la paroi abdominale renforcent également cette expiration, mais leur anatomie relève de la fiche suivante.
Variation des diamètres thoraciques
L’élévation des côtes ne produit pas partout le même déplacement, car leur orientation et leurs axes articulaires varient selon leur niveau.
Diamètre antéro-postérieur
Les côtes supérieures effectuent un mouvement comparable à celui d’une anse de pompe. Leur extrémité antérieure et le sternum se déplacent vers le haut et vers l’avant. Le diamètre antéro-postérieur du thorax augmente.
Diamètre transversal
Les côtes moyennes et inférieures effectuent un mouvement comparable à celui d’une anse de seau. Leur portion latérale s’élève et se déplace vers l’extérieur. Le diamètre transversal augmente.
Les côtes flottantes réalisent surtout un mouvement d’écartement latéral autour de leur articulation postérieure.
À l’expiration, l’abaissement des côtes et le recul du sternum réduisent les diamètres antéro-postérieur et transversal.
Entre ton email pour débloquer le reste de cette fiche
Il reste 3 sections à lire — plus les QCM corrigés, l'examen blanc et le suivi. 72 h d'essai gratuit, sans carte bancaire.