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Sommaire

  • 1Deux cycles synchronisés
  • 2L’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien
    • 2.1Les hormones ovariennes
  • 3Le cycle ovarien
    • 3.1La phase folliculaire
    • 3.2L’ovulation
    • 3.3La phase lutéale lock — section verrouillée
  • 4Le cycle utérin lock — section verrouillée
    • 4.1La phase menstruelle lock — section verrouillée
    • 4.2La phase proliférative lock — section verrouillée
    • 4.3La phase sécrétoire lock — section verrouillée
  • 5Les rétrocontrôles au cours du cycle lock — section verrouillée
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  5. Cycles ovarien et utérin et régulation hormonale

B6 · Gamétogenèse

Cycles ovarien et utérin et régulation hormonale

Décrire les phases du cycle ovarien et les transformations correspondantes de l'endomètre. Relier ces phases aux variations de la GnRH, de la FSH, de la LH, des œstrogènes et de la progestérone et à leurs rétrocontrôles.

Embryologie et biologie de la reproduction·schedule6 min de lecture·quiz15 QCM corrigés

Deux cycles synchronisés

L’activité génitale féminine associe deux phénomènes périodiques coordonnés : le cycle ovarien, qui conduit à l’ovulation puis à la formation du corps jaune, et le cycle utérin, qui prépare l’endomètre à une éventuelle implantation.

Définition

Cycle ovarien

Succession des transformations cycliques de l’ovaire comprenant une phase folliculaire, l’ovulation et une phase lutéale.

Définition

Cycle utérin

Succession des transformations de l’endomètre comprenant une phase menstruelle, une phase proliférative et une phase sécrétoire.

La maturation détaillée des follicules et de l’ovocyte relève de la fiche consacrée à l’ovogenèse et à la folliculogenèse. Ici, ces transformations sont étudiées pour comprendre leur coordination hormonale avec l’utérus.

Les deux cycles ne sont pas indépendants : les hormones produites par l’ovaire, principalement les œstrogènes et la progestérone, imposent à l’endomètre ses transformations successives.

L’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien

Le cycle est commandé par un axe endocrinien organisé en trois niveaux :

  1. l’hypothalamus libère la gonadolibérine ou GnRH ;
  2. l’adénohypophyse répond par la sécrétion de FSH et de LH ;
  3. l’ovaire produit des hormones stéroïdes qui agissent sur l’utérus et exercent un rétrocontrôle sur les deux niveaux supérieurs.
Définition

GnRH

Hormone hypothalamique libérée de manière pulsatile dans le système porte hypophysaire et stimulant la sécrétion hypophysaire de FSH et de LH.

Définition

FSH

Hormone folliculostimulante sécrétée par l’adénohypophyse, favorisant la croissance folliculaire et la production d’œstrogènes par les cellules de la granulosa.

Définition

LH

Hormone lutéinisante sécrétée par l’adénohypophyse, participant à la production ovarienne de stéroïdes, déclenchant l’ovulation et assurant la transformation du follicule rompu en corps jaune.

La sécrétion pulsatile de GnRH est indispensable. Chaque pulsation stimule une libération de gonadotrophines, tandis qu’une stimulation continue désensibilise progressivement les cellules hypophysaires. La fréquence et l’amplitude des pulsations varient au cours du cycle, notamment sous l’influence de la progestérone.

Les hormones ovariennes

L’estradiol est le principal œstrogène produit pendant la phase folliculaire. Il stimule la prolifération de l’endomètre. La progestérone, principalement produite par le corps jaune pendant la phase lutéale, transforme cet endomètre prolifératif en endomètre sécrétoire.

La FSH stimule dans la granulosa l’enzyme permettant la synthèse d’œstrogènes à partir de précurseurs androgéniques. La LH favorise la production de ces précurseurs par les cellules folliculaires périphériques. Cette coopération explique que les deux gonadotrophines soient nécessaires à une sécrétion efficace d’estradiol.

Le cycle ovarien

La phase folliculaire

La phase folliculaire commence avec le début des menstruations. La disparition du corps jaune du cycle précédent provoque une diminution de la progestérone et des œstrogènes. Leur rétrocontrôle négatif sur l’hypothalamus et l’hypophyse s’atténue : la sécrétion de FSH augmente alors suffisamment pour soutenir la croissance d’un groupe de follicules.

Au cours de cette croissance, la production d’estradiol augmente. L’estradiol exerce d’abord un rétrocontrôle négatif sur la FSH, ce qui limite son élévation. Le follicule devenu dominant reste capable de poursuivre sa maturation malgré cette diminution relative de FSH, tandis que les autres follicules régressent.

La phase folliculaire est la partie la plus variable de la durée totale du cycle. Sa fin dépend moins d’un calendrier fixe que de l’obtention d’une sécrétion suffisante et prolongée d’estradiol par le follicule dominant.

L’ovulation

Définition

Ovulation

Rupture du follicule ovarien mûr entraînant la libération de l’ovocyte, déclenchée par une décharge brutale de LH.

Lorsque la concentration d’estradiol reste élevée pendant une durée suffisante, son action change : le rétrocontrôle devient positif. L’hypothalamus augmente la stimulation gonadotrope et l’hypophyse devient plus sensible à la GnRH. Il en résulte un pic de LH, accompagné d’un pic de FSH plus modéré.

Le pic de LH déclenche les modifications enzymatiques et structurales conduisant à la rupture folliculaire. Il provoque également la lutéinisation des cellules folliculaires, première étape de la formation du corps jaune.

À retenir

Déclenchement de l’ovulation

L’ovulation n’est pas déclenchée directement par la FSH ni par une simple augmentation de l’estradiol. Elle résulte du pic de LH, lui-même provoqué par le rétrocontrôle positif d’une concentration élevée et prolongée d’estradiol.

La phase lutéale

Après l’ovulation, le follicule rompu devient le corps jaune.

Définition

Corps jaune

Structure endocrine transitoire issue du follicule après l’ovulation, sécrétant principalement de la progestérone ainsi que des œstrogènes.

La progestérone devient alors l’hormone ovarienne dominante. Associée aux œstrogènes, elle exerce un puissant rétrocontrôle négatif sur la GnRH, la FSH et la LH. La progestérone ralentit notamment le rythme des pulsations de GnRH. Les faibles concentrations de gonadotrophines empêchent le démarrage d’une nouvelle maturation folliculaire complète pendant cette phase.

En l’absence de maintien du corps jaune, celui-ci régresse : c’est la lutéolyse. Les concentrations de progestérone et d’œstrogènes chutent, ce qui déclenche les menstruations et lève progressivement le rétrocontrôle négatif. La FSH peut alors recommencer à augmenter et un nouveau cycle débute.

Le cycle utérin

L’endomètre comprend une couche basale, conservée au cours des menstruations, et une couche fonctionnelle, qui prolifère, se différencie puis est éliminée si aucune implantation ne survient.

La phase menstruelle

La chute de progestérone et d’œstrogènes consécutive à la lutéolyse prive la couche fonctionnelle de son soutien hormonal. Les artères spiralées subissent des épisodes de vasoconstriction, ce qui provoque une ischémie tissulaire. La couche fonctionnelle se désorganise et se détache avec un saignement : ce sont les menstruations.

Attention

Origine des menstruations

Les menstruations ne sont pas provoquées par une concentration élevée d’hormones ovariennes. Elles résultent au contraire de la chute de la progestérone et des œstrogènes après la régression du corps jaune.

La phase proliférative

Sous l’action croissante de l’estradiol produit pendant la phase folliculaire, la couche fonctionnelle se reconstitue à partir de la couche basale. Les cellules du stroma et des glandes se multiplient, les glandes restent relativement droites et les artères spiralées s’allongent.

Cette phase utérine correspond donc à la phase folliculaire ovarienne. L’estradiol restaure l’épaisseur de l’endomètre et induit l’expression de récepteurs à la progestérone, préparant ainsi la réponse de l’utérus après l’ovulation.

La phase sécrétoire

Après l’ovulation, la progestérone du corps jaune agit sur un endomètre préalablement stimulé par les œstrogènes. Elle freine la prolifération et provoque une différenciation fonctionnelle : les glandes deviennent sinueuses et sécrétrices, le stroma s’œdématise et la vascularisation spiralée se développe.

L’endomètre devient ainsi réceptif à une éventuelle implantation. Si le corps jaune régresse, la privation hormonale met fin à cette phase et entraîne une nouvelle menstruation.

À retenir

Complémentarité des hormones ovariennes

Les œstrogènes reconstruisent et font proliférer l’endomètre ; la progestérone agit ensuite sur cet endomètre préparé pour le rendre sécrétoire. La progestérone ne remplace donc pas l’action préalable des œstrogènes.

Les rétrocontrôles au cours du cycle

Comparaison

Rétrocontrôles des hormones ovariennes

CritèreRétrocontrôle négatifRétrocontrôle positif
Situation hormonaleconcentrations faibles ou modérées d’œstrogènes, ou progestérone élevéeconcentration élevée et prolongée d’estradiol en fin de phase folliculaire
Effet hypothalamo-hypophysairediminution de la GnRH, de la FSH et de la LHaugmentation de la stimulation gonadotrope et de la sensibilité hypophysaire
Conséquence ovariennelimitation du recrutement folliculaire pendant le cyclepic de LH puis ovulation
Comparaison

Correspondance entre cycles ovarien et utérin

PériodeÉvénement ovarienÉtat hormonalTransformation utérine
Début du cyclerecrutement folliculaire après lutéolyseœstrogènes et progestérone bas, remontée de FSHmenstruation puis régénération
Avant l’ovulationcroissance du follicule dominantaugmentation de l’estradiolphase proliférative
Après l’ovulationactivité du corps jauneprogestérone élevée avec œstrogènesphase sécrétoire
Fin sans maintien du corps jaunelutéolysechute de la progestérone et des œstrogènesdésorganisation de la couche fonctionnelle
Points clés
  • La GnRH pulsatile commande la sécrétion hypophysaire de FSH et de LH.
  • La phase folliculaire est dominée par la croissance folliculaire et l’augmentation de l’estradiol.
  • Une concentration élevée et prolongée d’estradiol exerce un rétrocontrôle positif responsable du pic ovulatoire de LH.
  • La phase lutéale est dominée par la progestérone sécrétée par le corps jaune et par un rétrocontrôle négatif puissant.
  • Les œstrogènes déterminent la phase proliférative de l’endomètre, tandis que la progestérone détermine sa phase sécrétoire.
  • La régression du corps jaune entraîne la chute des hormones ovariennes, les menstruations et le démarrage d’un nouveau cycle.

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  • 1Deux cycles synchronisés
  • 2L’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien
    • 2.1Les hormones ovariennes
  • 3Le cycle ovarien
    • 3.1La phase folliculaire
    • 3.2L’ovulation
    • 3.3La phase lutéale lock — section verrouillée
  • 4Le cycle utérin lock — section verrouillée
    • 4.1La phase menstruelle lock — section verrouillée
    • 4.2La phase proliférative lock — section verrouillée
    • 4.3La phase sécrétoire lock — section verrouillée
  • 5Les rétrocontrôles au cours du cycle lock — section verrouillée