Manipuler les opérations ensemblistes, la partition et le cardinal d'un ensemble fini. Utiliser factorielles, arrangements, permutations et combinaisons, avec et sans répétition, pour dénombrer des situations.
Biostatistiques et méthodes d'analyse·schedule6 min de lecture·quiz15 QCM corrigés
Ensembles et relations fondamentales
L’appartenance d’un élément x à un ensemble A se note x∈A. Sa non-appartenance se note x∈/A.
Deux ensembles sont égaux lorsqu’ils ont exactement les mêmes éléments. Ainsi,
A=B⟺A⊆B et B⊆A.
L’inclusion stricte A⊊B signifie que A⊆B et A=B.
Si A possède n éléments, chacun peut être retenu ou non dans une partie. Les choix étant indépendants, P(A) possède donc 2n éléments.
Opérations ensemblistes
On se place dans un ensemble de référenceE, qui contient tous les éléments considérés.
Les opérations d’union et d’intersection sont commutatives et associatives. Elles sont aussi distributives l’une par rapport à l’autre :
A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C),A∪(B∩C)=(A∪B)∩(A∪C).
Les lois de De Morgan décrivent le complémentaire d’une union ou d’une intersection :
(A∪B)c=Ac∩Bc,(A∩B)c=Ac∪Bc.
L’ordre compte dans un couple : les rôles des deux coordonnées sont distincts.
Cardinal et partition d’un ensemble fini
Le cardinal de l’ensemble vide vaut 0. Si A⊆B, alors ∣A∣≤∣B∣. Pour deux ensembles finis, le produit cartésien vérifie :
∣A×B∣=∣A∣∣B∣.
Lorsque deux ensembles sont disjoints, le cardinal de leur union est la somme de leurs cardinaux. Dans le cas général, les éléments de l’intersection seraient comptés deux fois par cette somme : il faut donc les retrancher une fois.
Chaque élément de E appartient alors à une et une seule partie de la partition. Si les parties sont A1,…,Ak, alors :
∣E∣=i=1∑k∣Ai∣,
où k est le nombre de parties et i leur indice.
Principes fondamentaux du dénombrement
Le principe additif s’applique lorsqu’une situation se décompose en cas incompatibles : le nombre total est la somme des nombres associés à chaque cas.
Le principe multiplicatif s’applique à une succession de choix : si chaque choix d’une étape peut être associé à tous les choix de l’étape suivante, le nombre total est le produit des nombres de possibilités à chaque étape.
La convention 0!=1 correspond au produit vide : il existe une seule manière de n’effectuer aucun choix et une seule manière d’ordonner un ensemble vide.
Arrangements et permutations
Le premier rang offre n choix, le deuxième n−1, puis le nombre de choix diminue d’une unité à chaque rang.
Chaque rang offre alors toujours n choix, indépendamment des choix précédents.
Nombre d’arrangements avec reˊpeˊtition=np.
Une permutation de n éléments distincts est donc un arrangement sans répétition avec p=n, ce qui donne n! permutations.
Si certains éléments sont indiscernables, les échanges entre eux ne créent pas de nouvel ordre. Il faut diviser par le nombre de permutations internes à chaque groupe d’éléments identiques.
Combinaisons
Chaque combinaison peut être ordonnée de p! façons. Le nombre d’arrangements doit donc être divisé par p!.
Les coefficients binomiaux vérifient la symétrie (pn)=(n−pn) : choisir les éléments retenus revient à déterminer ceux qui ne le sont pas.
Une telle sélection est entièrement décrite par les effectifs attribués aux différentes catégories. La méthode des séparateurs transforme cette répartition en un choix de positions parmi n+p−1 positions.