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Sommaire

  • 1Organisation des récepteurs couplés aux protéines G
    • 1.1Architecture à sept domaines transmembranaires
  • 2Protéine G hétérotrimérique
    • 2.1Cycle d'activation
    • 2.2Principales voies de couplage
  • 3Seconds messagers
    • 3.1AMP cyclique lock — section verrouillée
    • 3.2Inositol triphosphate et diacylglycérol lock — section verrouillée
    • 3.3Calcium cytosolique lock — section verrouillée
  • 4Extinction et contrôle du signal lock — section verrouillée
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B4 · Communication cellulaire

Récepteurs couplés aux protéines G et seconds messagers

Décrire l'architecture à sept domaines transmembranaires et le cycle d'activation de la protéine G hétérotrimérique. Présenter les principaux seconds messagers — AMP cyclique, calcium, inositol triphosphate et diacylglycérol — et leurs effecteurs.

Biologie cellulaire·schedule6 min de lecture·quiz15 QCM corrigés

Organisation des récepteurs couplés aux protéines G

Définition

Récepteur couplé aux protéines G, ou RCPG

Protéine membranaire qui transmet la fixation d'un messager extracellulaire à une protéine G hétérotrimérique située sur la face cytosolique de la membrane plasmique.

Le messager extracellulaire constitue le premier messager. Il ne traverse généralement pas la membrane plasmique, mais sa fixation modifie la conformation du récepteur. Cette modification est transmise à la protéine G, puis à des enzymes effectrices qui produisent des seconds messagers intracellulaires.

Architecture à sept domaines transmembranaires

Un RCPG est formé d'une seule chaîne polypeptidique traversant sept fois la bicouche lipidique. Ses sept segments transmembranaires sont des hélices α hydrophobes reliées par des boucles :

  • l'extrémité N-terminale est extracellulaire ;
  • trois boucles sont extracellulaires ;
  • trois boucles sont cytosoliques ;
  • l'extrémité C-terminale est cytosolique.

La région extracellulaire et la partie transmembranaire participent à la reconnaissance du ligand. Les boucles cytosoliques et l'extrémité C-terminale assurent le couplage avec la protéine G et participent à la régulation du récepteur.

Définition

Ligand

Molécule capable de se lier spécifiquement à un récepteur. Lorsqu'elle favorise la conformation active du récepteur, elle déclenche la signalisation intracellulaire.

Le RCPG ne possède généralement pas d'activité enzymatique intrinsèque. Il agit comme un facteur d'échange guaninique : sa conformation active favorise le remplacement du GDP par du GTP sur la protéine G.

À retenir

Topologie fondamentale d'un RCPG

Un RCPG possède sept hélices transmembranaires, une extrémité N-terminale extracellulaire et une extrémité C-terminale cytosolique. Son activation contrôle une protéine G hétérotrimérique sans nécessiter d'activité enzymatique propre.

Protéine G hétérotrimérique

Définition

Protéine G hétérotrimérique

Complexe membranaire constitué de trois sous-unités distinctes, α, β et γ, dont l'activité dépend de la fixation d'un nucléotide guaninique sur la sous-unité α.

Les sous-unités α et γ sont associées à la face cytosolique de la membrane par des groupements lipidiques. Les sous-unités β et γ restent fortement associées et forment le dimère βγ.

La sous-unité α fixe soit :

  • du GDP, correspondant à l'état inactif ;
  • du GTP, correspondant à l'état actif.

Elle possède également une activité GTPasique intrinsèque, c'est-à-dire qu'elle hydrolyse le GTP en GDP. Cette propriété rend l'activation transitoire.

Cycle d'activation

Méthode

Cycle d'activation d'une protéine G hétérotrimérique

  1. En l'absence de ligand activateur, le RCPG est inactif et la sous-unité α porte du GDP au sein du complexe αβγ.
  2. La fixation du ligand stabilise une conformation active du récepteur.
  3. Le RCPG actif se lie à la protéine G et favorise la libération du GDP par la sous-unité α.
  4. Le GTP cytosolique se fixe à la place du GDP.
  5. La sous-unité α liée au GTP et le dimère βγ modifient leur interaction et peuvent chacun réguler des effecteurs.
  6. La sous-unité α hydrolyse le GTP en GDP grâce à son activité GTPasique.
  7. La sous-unité α liée au GDP s'associe de nouveau au dimère βγ, reconstituant le complexe inactif.

Les protéines RGS, régulatrices de la signalisation des protéines G, accélèrent l'hydrolyse du GTP par la sous-unité α. Elles raccourcissent donc la durée du signal. La séparation physique complète entre α et βγ n'est pas toujours nécessaire : une modification de leurs interactions peut suffire à rendre leurs surfaces effectrices accessibles.

Principales voies de couplage

La nature de la sous-unité α détermine l'enzyme principalement régulée. L'adénylate cyclase synthétise l'AMP cyclique, tandis que la phospholipase C β hydrolyse un phospholipide membranaire pour produire l'inositol triphosphate et le diacylglycérol.

Comparaison

Principaux couplages des protéines G

Sous-unité αEffecteur directConséquence immédiateSecond messager
Gαs\mathrm{G\alpha_s}Gαs​stimulation de l'adénylate cyclaseaugmentation de la synthèseAMPc
Gαi\mathrm{G\alpha_i}Gαi​inhibition de l'adénylate cyclasediminution de la synthèseAMPc
Gαq\mathrm{G\alpha_q}Gαq​stimulation de la phospholipase C βhydrolyse du PIP2\mathrm{PIP_2}PIP2​IP3 et DAG

Le dimère βγ n'est pas seulement un élément d'ancrage : il peut lui aussi réguler des enzymes et des canaux ioniques. La réponse totale résulte donc des actions coordonnées de α et de βγ.

Seconds messagers

Définition

Second messager

Petite molécule ou ion intracellulaire dont la concentration ou la localisation varie après l'activation d'un récepteur et qui transmet le signal à des effecteurs intracellulaires.

Un second messager permet la diffusion, l'amplification et la distribution du signal. Une seule molécule de récepteur actif peut activer successivement plusieurs protéines G ; chaque enzyme activée peut ensuite produire de nombreuses molécules de second messager.

AMP cyclique

L'AMP cyclique, ou AMPc, est produit dans le cytosol à partir d'ATP par l'adénylate cyclase membranaire. Sa concentration augmente sous l'action de Gαs\mathrm{G\alpha_s}Gαs​ et diminue lorsque Gαi\mathrm{G\alpha_i}Gαi​ inhibe l'enzyme.

Son principal effecteur est la protéine kinase dépendante de l'AMPc, ou PKA. Au repos, la PKA comporte des sous-unités régulatrices associées à des sous-unités catalytiques. La fixation de l'AMPc sur les sous-unités régulatrices libère les sous-unités catalytiques, qui phosphorylent des protéines cibles.

L'AMPc peut aussi activer des facteurs d'échange tels qu'EPAC. Le signal est arrêté par les phosphodiestérases, enzymes qui hydrolysent l'AMPc en AMP non cyclique.

Inositol triphosphate et diacylglycérol

La phospholipase C β activée par Gαq\mathrm{G\alpha_q}Gαq​ hydrolyse le phosphatidylinositol 4,5-bisphosphate, noté PIP2\mathrm{PIP_2}PIP2​, présent dans le feuillet cytosolique de la membrane plasmique. Cette réaction produit deux seconds messagers de propriétés différentes :

  • l'inositol 1,4,5-trisphosphate, ou IP3, est hydrosoluble et diffuse dans le cytosol ;
  • le diacylglycérol, ou DAG, est hydrophobe et reste dans la membrane plasmique.
Comparaison

IP3 et DAG

CritèreIP3DAG
Propriétéhydrosolublehydrophobe
Localisation après sa formationcytosolmembrane plasmique
Effecteur principalrécepteur de l'IP3protéine kinase C
Conséquencelibération de Ca2+\mathrm{Ca^{2+}}Ca2+phosphorylation de protéines

L'IP3 se fixe sur le récepteur de l'IP3, qui est un canal calcique de la membrane du réticulum endoplasmique. Son ouverture libère du calcium stocké dans cet organite vers le cytosol.

Le DAG recrute et active certaines isoformes de la protéine kinase C, ou PKC. Pour les isoformes classiques, l'activation optimale nécessite à la fois le DAG, des phospholipides membranaires et le calcium. La voie IP3 et la voie DAG sont donc fonctionnellement coordonnées.

Calcium cytosolique

Définition

Signal calcique

Augmentation transitoire, locale ou globale, de la concentration cytosolique de l'ion calcium Ca2+\mathrm{Ca^{2+}}Ca2+, permettant l'activation de protéines sensibles au calcium.

Le calcium cytosolique est maintenu à une concentration faible au repos. Cette différence avec le milieu extracellulaire et le réticulum endoplasmique permet qu'une ouverture de canal produise une variation rapidement détectable.

Le calcium peut provenir :

  • du réticulum endoplasmique, notamment par les récepteurs de l'IP3 ;
  • du milieu extracellulaire, par des canaux calciques de la membrane plasmique.

Son principal récepteur intracellulaire diffusible est la calmoduline. Après fixation du calcium, le complexe calcium-calmoduline change de conformation et régule plusieurs enzymes, dont les protéines kinases dépendantes du complexe calcium-calmoduline. Le calcium participe également à l'activation de certaines PKC.

Le signal cesse lorsque le calcium est repompé dans le réticulum endoplasmique, expulsé hors de la cellule ou capté par des protéines de liaison. Ces mécanismes restaurent la faible concentration cytosolique de repos.

À retenir

Organisation de la voie Gαq\mathrm{G\alpha_q}Gαq​

La phospholipase C β hydrolyse le PIP2\mathrm{PIP_2}PIP2​ en IP3 et DAG. L'IP3 libère le calcium du réticulum endoplasmique, tandis que le DAG reste membranaire et participe, avec le calcium, à l'activation de la PKC.

Extinction et contrôle du signal

Plusieurs mécanismes empêchent une activation permanente :

  • hydrolyse du GTP par la sous-unité α ;
  • dégradation de l'AMPc par les phosphodiestérases ;
  • métabolisation de l'IP3 et du DAG ;
  • retour du calcium vers ses compartiments de stockage ou vers le milieu extracellulaire ;
  • déphosphorylation des protéines cibles par des phosphatases.

Le RCPG activé peut aussi être phosphorylé par des kinases spécifiques. Cette phosphorylation favorise la fixation d'une arrestine, qui limite le nouveau couplage aux protéines G : le récepteur devient transitoirement moins sensible au ligand. L'intensité de la réponse dépend ainsi de l'équilibre entre production et extinction du signal.

Points clés
  • Les RCPG possèdent sept hélices transmembranaires et activent des protéines G hétérotrimériques αβγ
  • L'échange du GDP contre du GTP active la sous-unité α, puis l'hydrolyse du GTP met fin au signal
  • Gαs\mathrm{G\alpha_s}Gαs​ stimule l'adénylate cyclase, Gαi\mathrm{G\alpha_i}Gαi​ l'inhibe et Gαq\mathrm{G\alpha_q}Gαq​ stimule la phospholipase C β
  • L'AMPc active principalement la PKA et est dégradé par les phosphodiestérases
  • L'IP3 libère le calcium du réticulum endoplasmique, tandis que le DAG participe à l'activation de la PKC
  • Le calcium agit notamment par la calmoduline et doit retourner rapidement à sa faible concentration cytosolique de repos

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Communication cellulaire.

  • Fiche 01Principes de la signalisation cellulaire et nature des messagersCommunication cellulaire
  • Fiche 03Récepteurs à activité tyrosine kinase et cascades de phosphorylationCommunication cellulaire
  • Fiche 04Récepteurs nucléaires et signalisation par hormones lipophilesCommunication cellulaire
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