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Sommaire

  • 1Organisation générale d'une communication cellulaire
  • 2Les modes de communication cellulaire
    • 2.1Communication autocrine
    • 2.2Communication paracrine
    • 2.3Communication endocrine
    • 2.4Communication par contact
  • 3Nature chimique du messager et franchissement membranaire lock — section verrouillée
    • 3.1Messagers hydrophiles lock — section verrouillée
    • 3.2Messagers lipophiles lock — section verrouillée
  • 4Spécificité de la réponse cellulaire lock — section verrouillée
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  5. Principes de la signalisation cellulaire et nature des messagers

B4 · Communication cellulaire

Principes de la signalisation cellulaire et nature des messagers

Distinguer les modes de communication autocrine, paracrine, endocrine et par contact. Relier la nature chimique du messager à sa capacité de franchir la membrane et donc à la localisation de son récepteur.

Biologie cellulaire·schedule6 min de lecture·quiz17 QCM corrigés

Organisation générale d'une communication cellulaire

Définition

Signalisation cellulaire

Ensemble des mécanismes par lesquels une cellule émet un signal, une autre cellule le détecte et adapte son activité en conséquence.

Une communication cellulaire met en jeu trois éléments fondamentaux :

  • une cellule émettrice, qui produit ou présente un messager ;
  • un messager, une information de nature chimique portée par une molécule ou un ion ;
  • une cellule cible, capable de reconnaître ce messager grâce à un récepteur adapté.
Définition

Ligand

Molécule qui se lie spécifiquement à un récepteur. Dans une voie de signalisation, le messager extracellulaire constitue généralement le ligand du récepteur.

Définition

Récepteur

Protéine capable de reconnaître un ligand et de convertir cette reconnaissance en une modification de l'activité cellulaire.

La liaison entre un ligand et son récepteur repose sur une complémentarité moléculaire. Elle est généralement réversible et assurée par des interactions non covalentes. La seule présence du messager ne suffit donc pas : une cellule ne répond que si elle exprime le récepteur correspondant et possède les mécanismes intracellulaires nécessaires.

Méthode

Étapes générales d'une communication cellulaire

  1. Production ou présentation du messager par la cellule émettrice
  2. Transport du messager ou mise en contact avec la cellule cible
  3. Reconnaissance spécifique du messager par son récepteur
  4. Transmission de l'information vers l'intérieur de la cellule cible
  5. Production d'une réponse cellulaire
  6. Extinction du signal par disparition du messager ou inactivation du système de réception

Les mécanismes moléculaires de transmission intracellulaire, notamment les seconds messagers, les cascades de phosphorylation et leur amplification, sont étudiés dans les fiches suivantes du sous-bloc.

Les modes de communication cellulaire

Le mode de communication dépend principalement de la distance entre cellule émettrice et cellule cible, ainsi que de la voie empruntée par le messager. La nature autocrine, paracrine ou endocrine d'un signal ne décrit donc pas sa composition chimique, mais son trajet fonctionnel.

Communication autocrine

Définition

Communication autocrine

Mode de communication dans lequel une cellule sécrète un messager auquel elle-même, ou des cellules proches du même type, peuvent répondre.

La cellule émettrice possède alors le récepteur de son propre messager. Cette organisation permet de renforcer, de stabiliser ou au contraire de limiter une activité cellulaire par rétrocontrôle. Le messager est libéré dans le milieu extracellulaire avant de se fixer au récepteur : une communication autocrine n'est donc pas une action directe à l'intérieur de la cellule productrice.

Communication paracrine

Définition

Communication paracrine

Mode de communication locale dans lequel un messager sécrété agit sur des cellules cibles voisines, sans être distribué à l'ensemble de l'organisme par la circulation.

Le messager diffuse dans le milieu extracellulaire. Sa portée reste limitée par sa dilution, sa dégradation, sa capture par les cellules et sa fixation éventuelle à la matrice extracellulaire. Il peut ainsi former un gradient de concentration, les cellules les plus proches de la source étant généralement exposées à la concentration la plus élevée.

Comparaison

Communication autocrine et communication paracrine

CritèreCommunication autocrineCommunication paracrine
Cellule ciblecellule émettrice ou cellules du même typecellules voisines distinctes
Trajet du messagerlibération puis retour vers une cellule productricediffusion locale dans le milieu extracellulaire
Portéeindividuelle ou population locale homogènetissu local environnant

Communication endocrine

Définition

Communication endocrine

Mode de communication à distance dans lequel une cellule sécrétrice libère un messager dans la circulation, qui le distribue jusqu'à des cellules cibles éloignées.

Un messager endocrinien est appelé hormone. La circulation permet sa distribution à grande distance, mais seules les cellules exprimant son récepteur répondent. La concentration circulante peut être faible : la réponse reste possible grâce à l'affinité du récepteur et aux mécanismes intracellulaires déclenchés après la reconnaissance.

Un messager hydrophile peut circuler sous forme dissoute. Un messager fortement lipophile est peu soluble dans le plasma aqueux et circule généralement associé à une protéine porteuse. Cette association facilite son transport et constitue un réservoir circulant, tandis que seule la fraction libre est immédiatement disponible pour atteindre les cellules cibles.

Communication par contact

Définition

Communication par contact

Mode de communication nécessitant un contact direct entre la cellule émettrice et la cellule cible, le messager restant généralement associé à la membrane de la cellule émettrice.

Elle est aussi appelée signalisation juxtacrine. Le ligand membranaire d'une cellule se lie au récepteur membranaire d'une cellule adjacente. Comme le messager n'est pas librement sécrété, la communication est réservée aux cellules directement voisines. Les molécules d'adhérence et les différentes jonctions cellulaires font l'objet de fiches spécifiques et ne sont pas détaillées ici.

Comparaison

Communication endocrine et communication par contact

CritèreCommunication endocrineCommunication par contact
Distancepotentiellement grandecellules immédiatement adjacentes
État du messagersécrété dans la circulationassocié à la surface cellulaire
Sélectivitéexpression du récepteur par les cellules distantesproximité physique et expression du récepteur
À retenir

Le mode de communication décrit le trajet

Une même catégorie chimique de messager peut intervenir dans une communication autocrine, paracrine ou endocrine. Ce sont la cellule cible et la voie de transport, non la seule nature chimique, qui définissent le mode de communication.

Nature chimique du messager et franchissement membranaire

La membrane plasmique est une bicouche lipidique dont le cœur est hydrophobe. Sa structure, étudiée dans le sous-bloc consacré à la membrane plasmique, explique pourquoi les molécules polaires ou chargées ne la traversent pas librement, contrairement à de petites molécules suffisamment liposolubles.

Messagers hydrophiles

Définition

Messager hydrophile

Messager soluble dans l'eau, généralement polaire ou chargé, qui ne diffuse pas librement à travers le cœur hydrophobe de la membrane plasmique.

Les ions, les peptides, les protéines et de nombreuses petites molécules polaires appartiennent à cette catégorie. Puisqu'ils restent dans le milieu extracellulaire, ils doivent être reconnus par un récepteur membranaire dont le site de liaison est exposé à l'extérieur de la cellule.

Définition

Récepteur membranaire

Récepteur inséré dans la membrane plasmique, possédant une partie extracellulaire qui reconnaît le ligand et une partie capable de transmettre l'information vers la face intracellulaire.

Le ligand n'a donc pas besoin de pénétrer dans la cellule. La liaison modifie l'état du récepteur, qui transmet ensuite le signal à des protéines intracellulaires. Les récepteurs couplés aux protéines G, les récepteurs à activité tyrosine kinase et les récepteurs-canaux sont étudiés séparément.

Messagers lipophiles

Définition

Messager lipophile

Messager présentant une affinité pour les milieux lipidiques et capable, s'il est suffisamment petit et non chargé, de diffuser à travers la membrane plasmique.

Les messagers dérivés de lipides ou du cholestérol sont généralement lipophiles. Après franchissement de la membrane, ils se lient à un récepteur intracellulaire, situé dans le cytosol ou dans le noyau.

Définition

Récepteur intracellulaire

Récepteur localisé à l'intérieur de la cellule et accessible à un ligand capable de franchir la membrane plasmique.

La localisation intracellulaire du récepteur est cohérente avec la perméabilité du ligand : si le messager peut entrer dans la cellule, sa reconnaissance peut avoir lieu dans le cytoplasme ou le noyau. Les récepteurs nucléaires et leurs effets sur l'expression des gènes sont détaillés dans une fiche ultérieure.

Certaines très petites molécules non chargées traversent également la membrane par diffusion. Leur solubilité, leur stabilité et leur durée de vie déterminent alors la distance sur laquelle elles peuvent agir.

Comparaison

Messagers hydrophiles et messagers lipophiles

CritèreMessager hydrophileMessager lipophile
Solubilité préférentiellemilieu aqueuxmilieu lipidique
Passage spontané de la membranegénéralement impossiblegénéralement possible
Localisation habituelle du récepteurmembrane plasmiquecytosol ou noyau
Transport sanguinsouvent sous forme dissoutesouvent associé à une protéine porteuse
Attention

Une relation préférentielle, non une règle absolue

Il ne faut pas confondre lipophilie et localisation obligatoirement intracellulaire du récepteur. Certains messagers lipidiques agissent sur des récepteurs membranaires, tandis que la capacité réelle de franchissement dépend aussi de la taille, de la charge et de la structure précise de la molécule.

Spécificité de la réponse cellulaire

La portée d'un messager ne détermine pas à elle seule son effet. Deux cellules exposées au même signal peuvent répondre différemment si elles expriment des récepteurs distincts ou si leurs systèmes intracellulaires ne sont pas identiques. Inversement, une cellule dépourvue du récepteur approprié reste insensible au messager, même lorsque celui-ci est présent à proximité ou dans la circulation.

La réponse dépend donc de trois niveaux de sélection :

  • l'accès du messager à la cellule cible ;
  • l'expression du récepteur correspondant ;
  • l'organisation moléculaire interne de la cellule cible.
À retenir

La nature chimique du messager détermine sa capacité à franchir la bicouche lipidique : un messager hydrophile se lie habituellement à un récepteur membranaire, tandis qu'un messager lipophile peut atteindre un récepteur intracellulaire.

Points clés
  • La communication autocrine agit sur la cellule productrice ou sur des cellules proches du même type
  • La communication paracrine repose sur une diffusion locale vers des cellules voisines
  • La communication endocrine utilise la circulation pour atteindre des cellules cibles éloignées
  • La communication par contact nécessite deux cellules adjacentes et un messager généralement membranaire
  • Les messagers hydrophiles utilisent habituellement des récepteurs membranaires, tandis que les messagers lipophiles peuvent atteindre des récepteurs intracellulaires
  • Seules les cellules exprimant le récepteur adapté peuvent répondre au messager

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Communication cellulaire.

  • Fiche 02Récepteurs couplés aux protéines G et seconds messagersCommunication cellulaire
  • Fiche 03Récepteurs à activité tyrosine kinase et cascades de phosphorylationCommunication cellulaire
  • Fiche 04Récepteurs nucléaires et signalisation par hormones lipophilesCommunication cellulaire
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  • 3Nature chimique du messager et franchissement membranaire lock — section verrouillée
    • 3.1Messagers hydrophiles lock — section verrouillée
    • 3.2Messagers lipophiles lock — section verrouillée
  • 4Spécificité de la réponse cellulaire lock — section verrouillée