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Sommaire

  • 1Principe général de la voie
  • 2Accès du messager à la cellule
    • 2.1Transport dans le milieu extracellulaire
    • 2.2Franchissement de la membrane plasmique
  • 3Organisation fonctionnelle d'un récepteur nucléaire
    • 3.1Domaine de liaison au ligand
    • 3.2Domaine de liaison à l'ADN
    • 3.3Domaines de régulation et de dimérisation
  • 4Activation du récepteur lock — section verrouillée
  • 5Contrôle de la transcription lock — section verrouillée
    • 5.1Recrutement des corégulateurs lock — section verrouillée
    • 5.2Réponse cellulaire lock — section verrouillée
  • 6Une signalisation lente mais prolongée lock — section verrouillée
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  5. Récepteurs nucléaires et signalisation par hormones lipophiles

B4 · Communication cellulaire

Récepteurs nucléaires et signalisation par hormones lipophiles

Décrire l'entrée d'un messager lipophile dans la cellule et sa fixation à un récepteur intracellulaire. Expliquer l'action du complexe sur la transcription et la cinétique lente qui caractérise cette voie.

Biologie cellulaire·schedule6 min de lecture·quiz15 QCM corrigés

Principe général de la voie

Un messager extracellulaire ne peut agir que sur une cellule qui possède le récepteur capable de le reconnaître. Lorsque ce messager est lipophile, il peut franchir la membrane plasmique et atteindre un récepteur situé dans le cytoplasme ou dans le noyau.

Définition

Messager lipophile

Molécule de signalisation présentant une affinité pour les milieux lipidiques et pouvant traverser la bicouche lipidique directement ou à l'aide d'un transporteur membranaire.

Définition

Récepteur intracellulaire

Protéine réceptrice localisée dans le cytoplasme ou dans le noyau, qui reconnaît un ligand ayant franchi la membrane plasmique.

Les récepteurs nucléaires constituent une famille de récepteurs intracellulaires capables de contrôler l'expression des gènes. Après fixation de leur ligand, ils agissent comme des facteurs de transcription dépendants du ligand.

Définition

Facteur de transcription

Protéine qui se fixe directement ou indirectement à l'ADN et modifie la vitesse de transcription d'un ou plusieurs gènes.

Cette voie diffère des voies utilisant des récepteurs membranaires et des seconds messagers, étudiées dans les fiches voisines. Ici, le récepteur activé agit principalement au niveau du génome.

À retenir

Un récepteur nucléaire est à la fois un récepteur du signal et un régulateur de la transcription. Il convertit directement la reconnaissance d'un ligand lipophile en modification de l'expression génique.

Accès du messager à la cellule

Transport dans le milieu extracellulaire

La faible solubilité aqueuse des messagers lipophiles limite leur transport sous forme libre dans les liquides biologiques. Ils peuvent donc être associés de manière réversible à des protéines porteuses. Seule la fraction libre est immédiatement disponible pour pénétrer dans la cellule et se fixer au récepteur.

La liaison à une protéine porteuse constitue un réservoir circulant. Lorsqu'une molécule libre quitte le milieu extracellulaire, une partie des molécules liées peut se dissocier de la porteuse, ce qui rétablit progressivement l'équilibre.

Franchissement de la membrane plasmique

La membrane plasmique possède un cœur hydrophobe formé par les chaînes hydrocarbonées des lipides. Un messager suffisamment lipophile peut s'y dissoudre puis la traverser par diffusion simple, selon son gradient de concentration libre.

Ce passage présente plusieurs caractéristiques :

  • il ne nécessite pas directement d'hydrolyse d'ATP ;
  • il ne dépend pas d'une vésicule d'endocytose ;
  • il tend vers un équilibre entre les compartiments ;
  • il dépend de la fraction libre du messager et de sa perméabilité membranaire.

Certains messagers lipophiles nécessitent néanmoins une protéine de transport membranaire. Le caractère lipophile favorise donc le franchissement de la membrane, mais n'impose pas toujours une diffusion simple exclusive.

Attention

Lipophile ne signifie pas libre dans le sang

Il ne faut pas confondre capacité à traverser une membrane lipidique et solubilité dans un milieu aqueux. Un messager lipophile traverse favorablement la bicouche, mais circule souvent lié à une protéine porteuse.

Organisation fonctionnelle d'un récepteur nucléaire

Les récepteurs nucléaires présentent une organisation modulaire : plusieurs régions de la même protéine remplissent des fonctions distinctes.

Domaine de liaison au ligand

Le domaine de liaison au ligand reconnaît spécifiquement le messager. La fixation du ligand modifie la conformation tridimensionnelle du récepteur. Cette modification expose ou réorganise des surfaces permettant l'interaction avec d'autres protéines régulatrices.

Définition

Ligand

Molécule qui se fixe spécifiquement sur un site d'un récepteur et stabilise une conformation particulière de celui-ci.

Domaine de liaison à l'ADN

Le domaine de liaison à l'ADN reconnaît de courtes séquences régulatrices particulières. Il contient généralement des motifs stabilisés par des ions zinc, appelés doigts de zinc, qui permettent le contact avec l'ADN.

Définition

Élément de réponse hormonale

Séquence régulatrice de l'ADN reconnue par un récepteur nucléaire activé et participant au contrôle de la transcription d'un gène cible.

Domaines de régulation et de dimérisation

Une région du récepteur permet son association avec une autre molécule réceptrice. Cette association forme un dimère, qui peut réunir deux récepteurs identiques ou différents. D'autres domaines recrutent les protéines nécessaires à l'activation ou à la répression de la transcription.

Activation du récepteur

Deux organisations générales sont distinguées selon la localisation initiale du récepteur et son état avant la fixation du ligand.

Comparaison

Deux organisations des récepteurs nucléaires

CritèreRécepteur initialement cytoplasmiqueRécepteur initialement nucléaire
Localisation sans ligandcytoplasmenoyau
Association initialesouvent lié à des protéines chaperonnessouvent lié à l'ADN et à des corépresseurs
Effet de la fixation du liganddissociation des chaperonnes et entrée dans le noyauremplacement des corépresseurs par des coactivateurs
Organisation fréquente du dimèrehomodimèrehétérodimère

Les protéines chaperonnes maintiennent certains récepteurs cytoplasmiques dans une conformation réceptive, mais inactive. La fixation du ligand provoque leur dissociation, favorise la dimérisation et rend fonctionnel un signal de localisation nucléaire. Le complexe ligand-récepteur est alors importé dans le noyau à travers les pores nucléaires.

D'autres récepteurs sont déjà présents dans le noyau, parfois déjà fixés à l'ADN. En l'absence de ligand, ils peuvent recruter des corépresseurs qui limitent la transcription. La fixation du ligand modifie leur conformation et favorise le recrutement de coactivateurs.

Méthode

Transmission du signal par un récepteur nucléaire

  1. Le messager lipophile atteint la membrane plasmique sous forme libre
  2. Il franchit la membrane directement ou grâce à un transporteur
  3. Il se fixe au domaine de liaison d'un récepteur intracellulaire
  4. La fixation provoque un changement de conformation du récepteur
  5. Le récepteur activé se dimérise ou stabilise un dimère préexistant
  6. Le complexe actif atteint l'ADN et reconnaît un élément de réponse hormonale
  7. Il recrute des corégulateurs et modifie la transcription des gènes cibles
  8. Les ARN messagers produits sont traduits en protéines responsables de la réponse cellulaire

Contrôle de la transcription

Recrutement des corégulateurs

Définition

Corégulateur transcriptionnel

Protéine recrutée par un facteur de transcription et modifiant l'activité transcriptionnelle sans reconnaître nécessairement elle-même une séquence précise de l'ADN.

Les coactivateurs favorisent la transcription, tandis que les corépresseurs la diminuent. Ils peuvent modifier l'organisation de la chromatine ou faciliter le recrutement de la machinerie transcriptionnelle.

Une chromatine moins compacte rend l'ADN plus accessible aux protéines de transcription. À l'inverse, une chromatine condensée limite cet accès. Le changement de conformation du récepteur détermine donc quels corégulateurs peuvent se fixer et, par conséquent, si le gène cible est activé ou réprimé.

Réponse cellulaire

La modification de la transcription change la quantité de certains ARN messagers. Leur traduction modifie ensuite l'abondance de protéines cellulaires : enzymes, transporteurs, protéines structurales ou protéines régulatrices. La réponse résulte donc d'une modification du programme d'expression génique, et non d'une simple activation immédiate de protéines déjà présentes.

Un même récepteur peut produire des effets différents selon la cellule, car les cellules ne possèdent pas toutes les mêmes éléments de réponse accessibles, les mêmes corégulateurs ni les mêmes gènes transcriptionnellement disponibles.

Une signalisation lente mais prolongée

La réponse génomique comporte plusieurs étapes successives : entrée du ligand, activation du récepteur, fixation à l'ADN, transcription, maturation des ARN messagers, traduction et accumulation des protéines. Ces opérations prennent du temps, ce qui explique un délai d'apparition supérieur à celui des voies modifiant directement l'activité de protéines préexistantes.

La réponse peut cependant persister après la diminution du signal initial. Les ARN messagers et les protéines nouvellement synthétisées possèdent leur propre durée de vie. Leur dégradation progressive détermine en partie la durée de l'effet.

L'amplification ne repose pas nécessairement sur une cascade de seconds messagers : un complexe récepteur-ADN peut favoriser la production de nombreux ARN messagers, chacun pouvant être traduit plusieurs fois.

À retenir

Cinétique caractéristique

La signalisation par récepteur nucléaire est généralement lente à s'installer, car elle nécessite une modification de l'expression génique, mais durable, car les ARN messagers et les protéines synthétisées persistent au-delà de la fixation initiale du ligand.

L'arrêt de la réponse dépend de la diminution de la concentration du ligand, de sa dissociation du récepteur, de la dégradation du récepteur et du renouvellement des ARN messagers et protéines induits.

Points clés
  • Un messager lipophile franchit la membrane plasmique directement ou par l'intermédiaire d'un transporteur
  • Le récepteur nucléaire est un récepteur intracellulaire qui agit comme facteur de transcription dépendant du ligand
  • La fixation du ligand modifie la conformation, la localisation et les partenaires du récepteur
  • Le complexe activé reconnaît des éléments de réponse hormonale présents dans l'ADN
  • Les coactivateurs et corépresseurs déterminent l'activation ou la répression des gènes cibles
  • La nécessité de transcrire puis de traduire explique une réponse lente à apparaître mais souvent prolongée

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Communication cellulaire.

  • Fiche 01Principes de la signalisation cellulaire et nature des messagersCommunication cellulaire
  • Fiche 02Récepteurs couplés aux protéines G et seconds messagersCommunication cellulaire
  • Fiche 03Récepteurs à activité tyrosine kinase et cascades de phosphorylationCommunication cellulaire
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    • 3.2Domaine de liaison à l'ADN
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    • 5.2Réponse cellulaire lock — section verrouillée
  • 6Une signalisation lente mais prolongée lock — section verrouillée