homecarab1.fr
Santé, société, humanité et santé publiquechevron_rightSanté publique et système de soinschevron_rightSoins palliatifs et accompagnement
stylus_noteS'entraînerS'entraînerarrow_backarrow_forward

Sommaire

  • 1Définition et principes des soins palliatifs
  • 2Une approche globale et interdisciplinaire
  • 3Organisation des soins palliatifs
    • 3.1Prise en charge par les équipes habituelles
    • 3.2Dispositifs spécialisés
  • 4Accompagnement du patient lock — section verrouillée
  • 5Accompagnement des proches lock — section verrouillée
  • 6Prise en charge des symptômes en fin de vie lock — section verrouillée
  1. Accueilchevron_right
  2. Ficheschevron_right
  3. Santé, société, humanité et santé publiquechevron_right
  4. Santé publique et système de soinschevron_right
  5. Soins palliatifs et accompagnement

B12 · Santé publique et système de soins

Soins palliatifs et accompagnement

Définir les soins palliatifs, leurs objectifs et leurs modalités d'organisation. Présenter l'accompagnement du patient et de ses proches et la prise en charge des symptômes en fin de vie.

Santé, société, humanité et santé publique·schedule7 min de lecture·quiz17 QCM corrigés

Définition et principes des soins palliatifs

Définition

Soins palliatifs

Soins actifs, continus, coordonnés et interdisciplinaires destinés à une personne atteinte d'une maladie grave, évolutive ou mettant en jeu le pronostic vital. Ils visent à préserver la meilleure qualité de vie possible par le soulagement de la souffrance physique, psychique, sociale et spirituelle.

Les soins palliatifs ne se réduisent ni aux derniers jours de vie ni à l'arrêt des traitements. Ils peuvent être introduits précocement, parallèlement aux traitements dirigés contre la maladie. Leur place augmente progressivement lorsque la guérison ou le contrôle durable de la maladie deviennent moins accessibles.

Ils reposent sur plusieurs principes :

  • considérer la personne dans sa globalité, au-delà de sa seule maladie ;
  • soulager la douleur et les autres symptômes pénibles ;
  • respecter les valeurs, les préférences et le rythme du patient ;
  • maintenir autant que possible l'autonomie, les relations et les activités porteuses de sens ;
  • soutenir les proches pendant la maladie puis, si nécessaire, au cours du deuil ;
  • coordonner les professionnels et assurer la continuité des soins.
Définition

Fin de vie

Période au cours de laquelle une maladie grave et évolutive menace le pronostic vital à une échéance difficile à prévoir, avec une diminution progressive ou rapide des capacités de la personne.

La fin de vie ne correspond donc pas à une durée universelle. Son identification repose sur l'évolution de la maladie, l'état général, la répétition des décompensations, la perte d'autonomie et les besoins de la personne.

À retenir

Une démarche centrée sur la qualité de vie

Les soins palliatifs affirment la vie et reconnaissent la mort comme un processus naturel. Leur objectif n'est ni de provoquer la mort ni de la retarder à tout prix, mais de rechercher le confort et la qualité de vie selon les priorités du patient.

La législation de la fin de vie, les directives anticipées et la loi Claeys-Leonetti sont étudiées dans la fiche d'éthique consacrée à la fin de vie.

Une approche globale et interdisciplinaire

Définition

Approche palliative

Démarche clinique consistant à anticiper, repérer et prendre en charge les besoins palliatifs d'une personne, quel que soit son lieu de soins et sans attendre la phase terminale.

La souffrance peut associer plusieurs dimensions qui s'influencent mutuellement :

  • physique, liée aux symptômes et à la perte des capacités ;
  • psychique, liée notamment à l'angoisse, à la tristesse ou à la perte de contrôle ;
  • sociale, liée à l'isolement, aux difficultés familiales, professionnelles ou matérielles ;
  • spirituelle ou existentielle, liée au sens de la vie, à la culpabilité, aux convictions ou à la crainte de mourir.

Cette pluralité explique pourquoi aucun professionnel ne peut répondre seul à tous les besoins. L'équipe peut réunir médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues, assistants sociaux, kinésithérapeutes et autres intervenants selon la situation. L'interdisciplinarité suppose que les observations et les décisions soient mises en commun autour d'objectifs partagés.

Attention

Soins palliatifs et phase terminale ne sont pas synonymes

La phase terminale désigne une proximité particulière de la mort. Les soins palliatifs couvrent une période beaucoup plus large et peuvent coexister avec des traitements visant à ralentir la maladie.

Organisation des soins palliatifs

Les soins palliatifs peuvent être délivrés dans tous les lieux de vie et de soins. L'organisation dépend de la complexité des symptômes, de la disponibilité de l'entourage, des souhaits du patient et des ressources territoriales.

Prise en charge par les équipes habituelles

Tout professionnel de santé doit posséder une culture palliative de base : repérer les besoins, évaluer les symptômes, communiquer avec la personne et solliciter une expertise lorsque la situation devient complexe. Le médecin traitant et les équipes de proximité jouent un rôle central dans la coordination.

À domicile, les soins peuvent associer professionnels libéraux, services de soins à domicile et hospitalisation à domicile. La faisabilité du maintien à domicile suppose une organisation adaptée, une continuité des interventions et un soutien suffisant des proches, sans faire peser sur eux une responsabilité excessive.

Dispositifs spécialisés

Définition

Unité de soins palliatifs

Service hospitalier spécialisé accueillant les situations palliatives les plus complexes, lorsque les symptômes, la souffrance ou les difficultés familiales et éthiques nécessitent une expertise renforcée.

Définition

Équipe mobile de soins palliatifs

Équipe spécialisée qui se déplace auprès du patient et de l'équipe qui le soigne afin d'apporter évaluation, conseil, soutien et coordination, sans se substituer systématiquement aux professionnels référents.

Les lits identifiés de soins palliatifs sont intégrés à des services confrontés régulièrement à des situations de fin de vie. Ils permettent une prise en charge palliative renforcée tout en conservant l'environnement du service concerné.

Les établissements médico-sociaux peuvent également organiser cette prise en charge avec leurs équipes propres et l'appui de ressources spécialisées. Quel que soit le lieu, l'objectif est d'éviter les ruptures de soins et les transferts non souhaités ou sans bénéfice attendu.

À retenir

Principe d'organisation

L'offre palliative est graduée : les équipes habituelles assurent les soins de base, tandis que les structures spécialisées interviennent lorsque les besoins deviennent complexes ou réfractaires.

Accompagnement du patient

Définition

Accompagnement

Présence continue et adaptée auprès du patient, fondée sur l'écoute, l'information, le respect de ses choix et le soutien de ses capacités relationnelles, sociales et existentielles.

L'accompagnement commence par une communication loyale, progressive et compréhensible. Le professionnel recherche ce que la personne sait, ce qu'elle souhaite connaître et ce qui compte pour elle. Les préférences peuvent évoluer ; elles doivent donc être réévaluées.

La participation du patient aux décisions est maintenue autant que possible. Même lorsque la communication verbale devient limitée, l'équipe recherche les signes d'accord, d'inconfort ou de refus et tient compte des volontés antérieurement exprimées.

L'accompagnement comprend aussi :

  • la préservation de l'intimité et de la dignité ;
  • l'adaptation des soins au rythme de la personne ;
  • le maintien des liens choisis ;
  • le soutien psychologique et social ;
  • l'accès, si la personne le souhaite, à un accompagnement spirituel ou religieux ;
  • l'anticipation des aggravations prévisibles afin de limiter les décisions prises dans l'urgence.

Accompagnement des proches

Définition

Proche aidant

Personne de l'entourage qui apporte régulièrement une aide non professionnelle au patient dans les activités quotidiennes, les soins ou le soutien affectif.

Les proches peuvent être à la fois partenaires de l'accompagnement et personnes vulnérables. L'équipe doit évaluer leur compréhension de la situation, leur fatigue, leur isolement et leur capacité réelle à participer aux soins. Leur présence ne dispense jamais les professionnels de leurs responsabilités.

Avec l'accord du patient, une information adaptée leur est délivrée. Elle porte sur l'évolution probable, les symptômes possibles, les personnes à contacter et les modalités d'aide disponibles. Des temps d'écoute permettent d'accueillir l'ambivalence, la culpabilité, la peur et l'épuisement.

L'accompagnement se poursuit autour du décès par le respect des rites souhaités, l'information sur les démarches et, lorsque cela est nécessaire, un soutien au deuil.

Prise en charge des symptômes en fin de vie

Le traitement vise le confort ressenti, non la normalisation systématique de toutes les constantes biologiques. Chaque intervention est appréciée selon son bénéfice attendu, sa pénibilité et les priorités de la personne.

Méthode

Démarche de prise en charge d'un symptôme

  1. Rechercher le symptôme et mesurer son intensité par l'autoévaluation du patient chaque fois qu'elle est possible
  2. Utiliser une hétéroévaluation fondée sur les comportements lorsque la communication est impossible
  3. Identifier les causes accessibles à un traitement proportionné
  4. Associer mesures relationnelles, environnementales et médicamenteuses selon le besoin
  5. Réévaluer rapidement l'efficacité, la tolérance et l'évolution du symptôme
  6. Anticiper les aggravations et adapter les voies d'administration aux capacités du patient

La douleur nécessite une évaluation régulière de son intensité, de ses caractéristiques et de son retentissement. La dyspnée, sensation subjective de difficulté respiratoire, associe souvent le traitement de la cause lorsqu'il est pertinent, installation confortable, environnement rassurant et traitement symptomatique.

Les autres symptômes fréquents comprennent les nausées, vomissements, constipation, encombrement respiratoire, sécheresse buccale, lésions cutanées, anxiété, agitation et confusion. Les soins de bouche, les changements de position, le calme de l'environnement et la limitation des gestes invasifs inutiles participent pleinement au confort.

L'alimentation et l'hydratation sont évaluées individuellement. En fin de vie, leur diminution peut accompagner l'évolution naturelle de la maladie. Une intervention artificielle n'est pas automatiquement bénéfique et doit être appréciée selon ses effets attendus sur le confort.

Définition

Symptôme réfractaire

Symptôme dont le soulagement demeure insuffisant malgré des traitements correctement conduits, ou dont les traitements efficaces ne peuvent agir dans un délai acceptable ou provoquent des effets indésirables disproportionnés.

La prise en charge d'un symptôme réfractaire exige une évaluation collégiale et spécialisée. La sédation palliative correspond à l'utilisation contrôlée de médicaments diminuant la vigilance afin de soulager une souffrance réfractaire, selon un cadre clinique, éthique et légal précis. Elle se distingue de toute intention de provoquer la mort.

Attention

Ne pas confondre soulagement et abandon

Renoncer à une intervention devenue sans bénéfice n'est pas renoncer au patient. Les soins de confort, la présence, l'évaluation des symptômes et l'accompagnement doivent toujours être poursuivis.

Points clés
  • Les soins palliatifs sont des soins actifs et interdisciplinaires visant la qualité de vie face à une maladie grave et évolutive
  • Ils peuvent être introduits précocement et ne se limitent pas à la phase terminale
  • L'organisation est graduée entre équipes habituelles, équipes mobiles, lits identifiés et unités spécialisées
  • L'accompagnement concerne simultanément le patient et ses proches dans leurs dimensions physiques, psychiques, sociales et spirituelles
  • Tout symptôme doit être évalué, traité de manière proportionnée puis réévalué
  • Le soulagement d'un symptôme réfractaire relève d'une démarche spécialisée, collégiale et encadrée

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Santé publique et système de soins.

  • Fiche 01Définitions de la santé et approche de l'Organisation mondiale de la santéSanté publique et système de soins
  • Fiche 02Indicateurs de santé d'une populationSanté publique et système de soins
  • Fiche 03Organisation du système de santé françaisSanté publique et système de soins
lock_open

Entre ton email pour débloquer le reste de cette fiche

Il reste 3 sections à lire — plus les QCM corrigés, l'examen blanc et le suivi. 72 h d'essai gratuit, sans carte bancaire.

Déjà un compte ? Se connecter · Voir les formules

arrow_backPrécédentVeille et sécurité sanitairesSanté publique et système de soinsSuivantarrow_forwardGrands règnes du vivant, évolution et biodiversitéL'Homme et son environnement
Sommaire
  • 1Définition et principes des soins palliatifs
  • 2Une approche globale et interdisciplinaire
  • 3Organisation des soins palliatifs
    • 3.1Prise en charge par les équipes habituelles
    • 3.2Dispositifs spécialisés
  • 4Accompagnement du patient lock — section verrouillée
  • 5Accompagnement des proches lock — section verrouillée
  • 6Prise en charge des symptômes en fin de vie lock — section verrouillée