B1 · Structure de l'atome
Configuration électronique et règles de remplissage
Établir la configuration électronique d'un atome ou d'un ion monoatomique en appliquant les règles de Klechkowski, de Hund et le principe d'exclusion de Pauli. Distinguer électrons de cœur et électrons de valence, et justifier la charge des ions usuels.
Chimie générale et organique6 min de lecture17 QCM corrigés
Compter et répartir les électrons
Une orbitale atomique est caractérisée par les nombres quantiques étudiés dans la fiche précédente. Ici, il suffit de retenir qu'une sous-couche de nombre quantique secondaire contient orbitales :
- sous-couche , avec : une orbitale ;
- sous-couche , avec : trois orbitales ;
- sous-couche , avec : cinq orbitales ;
- sous-couche , avec : sept orbitales.
Chaque sous-couche est désignée par le nombre quantique principal , qui indique la couche, suivi de la lettre associée à . L'exposant indique le nombre d'électrons présents : l'écriture générale est donc , où est le nombre d'électrons de la sous-couche.
Il en résulte les capacités maximales , , et .
Le nombre d'électrons à répartir dépend du numéro atomique et de la charge éventuelle de l'espèce.
Un atome neutre vérifie , donc . Un cation possède et moins d'électrons que de protons. Un anion possède et davantage d'électrons que de protons.
Les trois règles de remplissage
Règle de Klechkowski
Cette règle classe les sous-couches selon leur énergie approximative dans les atomes polyélectroniques. L'énergie ne dépend pas seulement de : elle dépend aussi de la pénétration de l'orbitale vers le noyau et de l'écrantage exercé par les autres électrons.
L'ordre initial de remplissage est :
La règle donne un ordre de construction, mais certaines sous-couches voisines en énergie peuvent conduire à des configurations expérimentales particulières. Dans ce cas, la configuration observée prévaut sur le modèle de remplissage.
Principe d'exclusion de Pauli
Une orbitale peut ainsi être vide, contenir un électron célibataire ou contenir deux électrons appariés. Les deux électrons appariés sont représentés par des flèches opposées, , qui traduisent leurs valeurs opposées du nombre quantique de spin.
Règle de Hund
Cette répartition diminue les répulsions électroniques et stabilise l'état fondamental. Dans une sous-couche , ou , il faut donc placer un électron dans chaque orbitale disponible avant de commencer la formation de paires.
Établir une configuration électronique
Une configuration peut être écrite intégralement ou sous une forme condensée. Dans l'écriture condensée, les électrons internes sont remplacés par la configuration du gaz noble précédent, placée entre crochets. La construction et la position des gaz nobles dans la classification périodique relèvent de la fiche suivante.
Électrons de cœur et électrons de valence
Pour les éléments des blocs et , les électrons de valence sont principalement ceux de la couche de plus grand nombre quantique principal . Les autres électrons constituent le cœur électronique.
Pour les éléments dont une sous-couche est incomplète, les électrons de la sous-couche et ceux de la sous-couche peuvent tous participer à la chimie. La notion d'électrons de valence ne se réduit donc pas toujours aux seuls électrons de la couche de plus grand .
Configurations électroniques des ions monoatomiques
Formation d'un cation
Un cation résulte d'une perte d'électrons. Les électrons sont retirés de la couche ayant le plus grand nombre quantique principal , car ce sont en général les électrons les plus externes et les moins fortement liés au noyau.
Formation d'un anion
Un anion résulte d'un gain d'électrons. Les électrons supplémentaires sont placés dans la sous-couche disponible de plus basse énergie, en respectant Klechkowski, Pauli et Hund. Le gain cesse d'être favorable lorsque la répulsion électronique devient trop importante par rapport à la stabilisation obtenue.
Justifier la charge d'un ion usuel
Les ions monoatomiques usuels se forment lorsque la perte ou le gain d'un petit nombre d'électrons conduit à une configuration plus stable. Cette stabilité est souvent associée à une couche externe complète ou à des sous-couches particulièrement stables.
La charge ionique correspond alors au nombre algébrique d'électrons perdus ou gagnés :
- la perte de électrons produit un nombre de charge ;
- le gain de électrons produit un nombre de charge ;
où est un entier positif.
La recherche d'une couche externe complète explique de nombreuses charges usuelles, mais elle n'est pas une loi universelle. La stabilité réelle dépend aussi des énergies d'ionisation, de l'affinité électronique et de l’environnement chimique.
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