homecarab1.fr
Histologiechevron_rightÉpithéliumschevron_rightÉpithéliums de revêtement : classification et polarité
stylus_noteS'entraînerS'entraînerarrow_backarrow_forward

Sommaire

  • 1Organisation générale d’un épithélium de revêtement
  • 2Principes de classification
    • 2.1Classification selon le nombre de couches
    • 2.2Classification selon la forme des cellules superficielles
  • 3Polarité de l’épithélium et de ses cellules lock — section verrouillée
    • 3.1Domaine apical lock — section verrouillée
    • 3.2Domaine latéral lock — section verrouillée
    • 3.3Domaine basal lock — section verrouillée
  • 4Appui sur la lame basale lock — section verrouillée
  1. Accueilchevron_right
  2. Ficheschevron_right
  3. Histologiechevron_right
  4. Épithéliumschevron_right
  5. Épithéliums de revêtement : classification et polarité

B5 · Épithéliums

Épithéliums de revêtement : classification et polarité

Classer les épithéliums de revêtement selon le nombre de couches et la forme des cellules superficielles. Décrire la polarité cellulaire, les domaines apical, latéral et basal et l'appui sur la lame basale.

Histologie·schedule6 min de lecture·quiz15 QCM corrigés

Organisation générale d’un épithélium de revêtement

Définition

Épithélium de revêtement

Tissu constitué de cellules étroitement juxtaposées, disposées en une ou plusieurs couches continues, qui recouvre une surface externe ou borde une cavité interne de l’organisme.

Un épithélium de revêtement établit une frontière organisée entre deux milieux. Ses cellules sont très rapprochées et la matrice extracellulaire y est peu abondante. Cette cohésion permet au tissu d’assurer une fonction de barrière tout en contrôlant les échanges à travers sa surface.

Tout épithélium de revêtement possède quatre caractères structuraux fondamentaux :

  • les cellules sont jointives et reliées entre elles ;
  • le tissu présente une polarité entre sa face libre et sa face profonde ;
  • sa face profonde repose sur une lame basale ;
  • il ne contient pas directement de vaisseaux sanguins.

L’épithélium est donc nourri par diffusion à partir du tissu conjonctif sous-jacent, qui est vascularisé. La lame basale sépare ces deux tissus tout en permettant les échanges de petites molécules.

Attention

Épithélium et tissu conjonctif

L’épithélium est riche en cellules et pauvre en matrice extracellulaire. Le tissu conjonctif sous-jacent possède au contraire une matrice extracellulaire abondante et contient les vaisseaux qui assurent indirectement la nutrition de l’épithélium.

Principes de classification

La classification d’un épithélium de revêtement repose sur deux critères successifs :

  1. le nombre apparent de couches cellulaires ;
  2. la forme des cellules situées à la surface libre.

Ces deux informations sont associées dans sa dénomination. Le nombre de couches est indiqué en premier, puis la forme cellulaire.

Classification selon le nombre de couches

Définition

Épithélium simple

Épithélium dans lequel toutes les cellules appartiennent à une seule couche, reposent sur la lame basale et atteignent la surface libre.

Dans un épithélium simple, les cellules sont toutes en relation avec les deux pôles du tissu : la lame basale du côté profond et la surface libre du côté opposé. Cette faible épaisseur favorise les échanges transépithéliaux.

Définition

Épithélium stratifié

Épithélium formé de plusieurs couches cellulaires superposées, dans lequel seules les cellules de la couche profonde reposent directement sur la lame basale.

Dans un épithélium stratifié, les cellules superficielles sont séparées de la lame basale par une ou plusieurs couches intermédiaires. La multiplication des couches augmente l’épaisseur du tissu et renforce sa fonction protectrice.

Définition

Épithélium pseudostratifié

Épithélium constitué d’une seule couche cellulaire dans laquelle toutes les cellules reposent sur la lame basale, mais où certaines seulement atteignent la surface libre.

Les noyaux étant situés à des hauteurs différentes, l’épithélium pseudostratifié donne l’impression de comporter plusieurs couches. Cette apparence ne doit pas conduire à le classer parmi les épithéliums stratifiés.

Comparaison

Classification selon le nombre de couches

CritèreSimplePseudostratifiéStratifié
Nombre réel de couchesuneuneplusieurs
Contact avec la lame basaletoutes les cellulestoutes les cellulescellules profondes seulement
Accès à la surface libretoutes les cellulesune partie des cellulescellules superficielles seulement
Disposition des noyauxgénéralement régulièrehauteurs variablesplusieurs niveaux correspondant aux couches
À retenir

Le critère décisif entre un épithélium pseudostratifié et un épithélium stratifié est le contact avec la lame basale : toutes les cellules la touchent dans le premier, mais seules les cellules profondes la touchent dans le second.

Classification selon la forme des cellules superficielles

Définition

Cellule pavimenteuse

Cellule aplatie, plus large que haute, dont le noyau est lui-même généralement aplati.

Définition

Cellule cubique

Cellule dont la hauteur et la largeur sont approximativement comparables, avec un noyau habituellement arrondi et central.

Définition

Cellule prismatique

Cellule plus haute que large, également qualifiée de cylindrique, dont le noyau est souvent allongé selon le grand axe cellulaire.

Dans un épithélium simple, la forme est appréciée sur l’unique couche. Dans un épithélium stratifié, elle est déterminée uniquement par les cellules les plus superficielles, même si les cellules profondes ont une autre forme.

Comparaison

Formes cellulaires utilisées dans la classification

CritèrePavimenteuseCubiquePrismatique
Rapport hauteur-largeurhauteur faibledimensions comparableshauteur dominante
Forme généraleaplatierégulière et compacteallongée
Aspect habituel du noyauaplatiarrondiallongé

Un épithélium stratifié dont les cellules superficielles sont aplaties est donc qualifié de stratifié pavimenteux. Le qualificatif ne décrit pas l’ensemble de ses couches, mais seulement celle qui borde la surface libre.

Définition

Épithélium de transition

Épithélium stratifié spécialisé dont l’épaisseur et la forme des cellules superficielles varient selon l’état de distension du tissu.

Il ne peut pas être décrit par une forme superficielle fixe, car son aspect dépend de l’étirement. Il constitue ainsi une catégorie particulière au sein des épithéliums stratifiés.

Méthode

Classer un épithélium de revêtement

  1. Repérer la surface libre et la lame basale afin d’orienter le tissu
  2. Déterminer quelles cellules sont en contact avec la lame basale
  3. Établir s’il existe une couche unique, une organisation pseudostratifiée ou plusieurs couches réelles
  4. Observer la forme des cellules bordant la surface libre
  5. Associer le nombre de couches et la forme superficielle dans la dénomination
Attention

La forme profonde ne donne pas le nom

Dans un épithélium stratifié, il ne faut pas utiliser la forme des cellules basales pour nommer le tissu. La classification morphologique dépend exclusivement de la forme des cellules superficielles.

Polarité de l’épithélium et de ses cellules

Définition

Polarité cellulaire

Organisation asymétrique d’une cellule épithéliale en domaines structuraux et fonctionnels distincts : apical, latéral et basal.

La polarité signifie que la membrane plasmique et le cytoplasme ne possèdent pas la même organisation dans toutes les directions. Les protéines membranaires, les systèmes de transport et certains constituants du cytosquelette sont répartis différemment selon les domaines.

Cette asymétrie permet un transport orienté à travers l’épithélium. Une substance peut être prise en charge sur un domaine et libérée sur un autre, plutôt que de traverser la cellule sans direction privilégiée.

Domaine apical

Définition

Domaine apical

Partie de la cellule épithéliale tournée vers la surface libre du tissu ou vers la lumière d’une cavité.

Le domaine apical est directement en relation avec le milieu bordé par l’épithélium. Sa composition membranaire est adaptée aux fonctions d’échange, de sécrétion, d’absorption ou de protection du tissu.

Les spécialisations morphologiques de ce domaine sont étudiées dans la fiche suivante du sous-bloc et ne sont pas détaillées ici.

Domaine latéral

Définition

Domaine latéral

Partie de la membrane plasmique en contact avec les cellules épithéliales voisines.

Le domaine latéral assure la cohésion du tissu, la communication entre cellules et la limitation du passage entre elles. Les jonctions intercellulaires maintiennent également la séparation entre les compositions membranaires apicale et basolatérale. Leur organisation moléculaire détaillée relève de la fiche consacrée aux jonctions cellulaires.

Domaine basal

Définition

Domaine basal

Partie profonde de la cellule épithéliale tournée vers la lame basale et le tissu conjonctif sous-jacent.

Le domaine basal assure l’ancrage de la cellule, participe aux échanges avec le tissu conjonctif et reçoit les nutriments ayant diffusé depuis les vaisseaux sous-jacents. Les domaines basal et latéral sont souvent réunis sous le terme de domaine basolatéral, car ils sont séparés du domaine apical par les jonctions les plus proches de la surface.

Appui sur la lame basale

Définition

Lame basale

Fine couche spécialisée de matrice extracellulaire située entre l’épithélium et le tissu conjonctif sous-jacent, produite principalement par les cellules épithéliales.

La lame basale assure plusieurs fonctions complémentaires :

  • elle fournit un support mécanique à l’épithélium ;
  • elle permet l’ancrage du domaine basal ;
  • elle sépare l’épithélium du tissu conjonctif ;
  • elle participe à la filtration et aux échanges moléculaires ;
  • elle contribue au maintien de la polarité et à l’organisation du tissu.

L’appui sur la lame basale est une propriété constante des épithéliums. Dans un épithélium stratifié, cet appui direct concerne uniquement la couche cellulaire profonde, tandis que les couches supérieures sont soutenues par les cellules situées au-dessous.

À retenir

Un épithélium de revêtement est orienté de la lame basale vers la surface libre. Cette orientation définit un domaine basal profond, des domaines latéraux de contact et un domaine apical superficiel.

Points clés
  • Un épithélium de revêtement forme une couche cellulaire continue, polarisée et dépourvue de vascularisation propre
  • Un épithélium simple comporte une couche réelle, tandis qu’un épithélium stratifié en comporte plusieurs
  • Dans un épithélium pseudostratifié, toutes les cellules touchent la lame basale mais certaines n’atteignent pas la surface
  • La forme pavimenteuse, cubique ou prismatique est déterminée à partir des cellules superficielles
  • Les domaines apical, latéral et basal possèdent des compositions et des fonctions distinctes
  • La lame basale soutient, ancre et organise l’épithélium en le séparant du tissu conjonctif

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Épithéliums.

  • Fiche 02Spécialisations apicales et fonctions des épithéliums de revêtementÉpithéliums
  • Fiche 03Épithéliums glandulaires exocrines et modes de sécrétionÉpithéliums
  • Fiche 04Glandes endocrines et sécrétion hormonaleÉpithéliums
lock_open

Entre ton email pour débloquer le reste de cette fiche

Il reste 2 sections à lire — plus les QCM corrigés, l'examen blanc et le suivi. 72 h d'essai gratuit, sans carte bancaire.

Déjà un compte ? Se connecter · Voir les formules

arrow_backPrécédentLes quatre grands types de tissus et leur origine embryonnaireTechniques histologiquesSuivantarrow_forwardSpécialisations apicales et fonctions des épithéliums de revêtementÉpithéliums
Sommaire
  • 1Organisation générale d’un épithélium de revêtement
  • 2Principes de classification
    • 2.1Classification selon le nombre de couches
    • 2.2Classification selon la forme des cellules superficielles
  • 3Polarité de l’épithélium et de ses cellules lock — section verrouillée
    • 3.1Domaine apical lock — section verrouillée
    • 3.2Domaine latéral lock — section verrouillée
    • 3.3Domaine basal lock — section verrouillée
  • 4Appui sur la lame basale lock — section verrouillée