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Sommaire

  • 1Organisation générale du muscle strié squelettique
    • 1.1Structure du rhabdomyocyte
  • 2Le sarcomère, unité contractile
    • 2.1Bandes et lignes du sarcomère
  • 3Protéines du sarcomère
    • 3.1Filament épais et myosine
    • 3.2Filament mince et actine
    • 3.3Protéines régulatrices lock — section verrouillée
    • 3.4Protéines structurales lock — section verrouillée
  • 4Types de fibres musculaires lock — section verrouillée
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  5. Muscle strié squelettique : sarcomère et types de fibres

B5 · Tissus musculaires

Muscle strié squelettique : sarcomère et types de fibres

Décrire l'organisation du rhabdomyocyte, des myofibrilles et du sarcomère, et les protéines contractiles et régulatrices. Comparer les types de fibres selon leur métabolisme et leur vitesse de contraction.

Histologie·schedule6 min de lecture·quiz15 QCM corrigés

Organisation générale du muscle strié squelettique

Le muscle strié squelettique est constitué de cellules contractiles parallèles regroupées en faisceaux. Son aspect strié résulte de l’alignement transversal des sarcomères dans toutes les myofibrilles d’une même cellule.

Définition

Rhabdomyocyte

Cellule musculaire striée squelettique, longue, cylindrique, multinucléée et spécialisée dans la production d’une force mécanique par raccourcissement de ses sarcomères.

Le rhabdomyocyte est aussi appelé fibre musculaire. Il résulte de la fusion, au cours du développement, de cellules précurseurs nommées myoblastes. Cette origine explique la présence de nombreux noyaux, disposés en périphérie sous la membrane plasmique.

Chaque niveau d’organisation possède une enveloppe conjonctive :

  • l’endomysium entoure chaque fibre musculaire ;
  • le périmysium entoure un faisceau de fibres ;
  • l’épimysium entoure l’ensemble du muscle.

Ces enveloppes assurent la cohésion du tissu, conduisent les vaisseaux et les nerfs, puis transmettent aux tendons la force produite par les cellules.

Structure du rhabdomyocyte

Le sarcolemme est la membrane plasmique du rhabdomyocyte. Le sarcoplasme correspond à son cytoplasme. Il contient notamment des myofibrilles, des mitochondries, du glycogène et de la myoglobine.

Définition

Myofibrille

Structure contractile cylindrique occupant la majeure partie du sarcoplasme et formée par la répétition longitudinale de sarcomères.

Les myofibrilles sont parallèles à l’axe de la cellule. Leur alignement régulier place au même niveau les bandes claires et sombres de myofibrilles voisines, ce qui produit la striation transversale visible en microscopie optique.

Le sarcolemme forme des invaginations appelées tubules transverses. Ils sont étroitement associés au réticulum sarcoplasmique, réservoir intracellulaire de calcium. Leur rôle dans le couplage entre excitation électrique et contraction appartient à la fiche suivante.

Le sarcomère, unité contractile

Définition

Sarcomère

Segment de myofibrille compris entre deux stries Z successives, constituant l’unité structurale et contractile élémentaire du muscle strié.

Chaque sarcomère présente une organisation symétrique autour d’une ligne médiane. Son aspect dépend de la répartition des filaments épais et minces.

Bandes et lignes du sarcomère

  • La strie Z délimite le sarcomère et ancre les filaments minces.
  • La bande I, claire, contient uniquement des filaments minces et est traversée par la strie Z.
  • La bande A, sombre, correspond à toute la longueur des filaments épais, y compris leurs zones de chevauchement avec les filaments minces.
  • La zone H, plus claire au centre de la bande A, contient seulement des filaments épais.
  • La ligne M occupe le centre de la zone H et relie les filaments épais entre eux.
Comparaison

Organisation des bandes du sarcomère

StructureContenuÉvolution lors du raccourcissement
Bande Ifilaments minces seulsdiminue
Bande Alongueur totale des filaments épaisreste constante
Zone Hfilaments épais seulsdiminue
Distance entre les stries Zlongueur du sarcomèrediminue

Le raccourcissement du sarcomère ne résulte donc pas d’un raccourcissement des filaments eux-mêmes. Il provient de leur glissement relatif, qui augmente leur chevauchement et rapproche les stries Z.

Attention

Filaments et sarcomère ne se raccourcissent pas de la même manière

Lors de la contraction, les filaments épais et minces conservent leur longueur. C’est le sarcomère qui raccourcit par augmentation de leur chevauchement. La bande A reste donc constante tandis que les bandes I et H diminuent.

Protéines du sarcomère

Filament épais et myosine

Le filament épais est principalement constitué de myosine II. Chaque molécule possède deux chaînes lourdes formant une longue queue et deux têtes globulaires associées à des chaînes légères.

Les queues s’assemblent pour former l’axe du filament épais. Les têtes font saillie vers les filaments minces. Chaque tête comporte :

  • un site de liaison à l’actine ;
  • une activité enzymatique hydrolysant l’ATP ;
  • une région mobile capable de produire un déplacement mécanique.

La disposition bipolaire des molécules de myosine permet de tirer les filaments minces des deux moitiés du sarcomère vers la ligne M.

Filament mince et actine

Le filament mince contient principalement de l’actine F, polymère formé par l’assemblage de sous-unités globulaires d’actine G. Chaque sous-unité porte un site pouvant interagir avec une tête de myosine.

Les filaments minces sont ancrés à la strie Z par l’alpha-actinine. Ils s’étendent vers le centre du sarcomère sans franchir la ligne M.

Protéines régulatrices

La tropomyosine est une protéine filamenteuse disposée le long de l’actine. Au repos, elle masque les sites de liaison de la myosine sur l’actine.

La troponine est un complexe associé à la tropomyosine et composé de trois sous-unités :

  • la troponine T fixe le complexe à la tropomyosine ;
  • la troponine I inhibe l’interaction entre actine et myosine ;
  • la troponine C fixe les ions calcium.

Lorsque le calcium se lie à la troponine C, le complexe change de conformation et déplace la tropomyosine. Les sites de l’actine deviennent accessibles aux têtes de myosine. La production et le contrôle du signal calcique relèvent du couplage excitation–contraction traité dans la fiche suivante.

À retenir

Condition moléculaire de la contraction

La contraction nécessite simultanément l’exposition des sites de liaison de l’actine par le calcium et l’utilisation d’ATP par les têtes de myosine.

Protéines structurales

La titine est une protéine élastique reliant le filament épais à la strie Z. Elle centre le filament épais, s’oppose à l’étirement excessif du sarcomère et contribue au retour à la longueur de repos.

La nébuline longe le filament mince et participe au maintien de son organisation. La dystrophine relie le cytosquelette d’actine sous-membranaire à des protéines du sarcolemme et, indirectement, à la matrice extracellulaire. Cette continuité transmet la force tout en protégeant la membrane lors des contractions.

Types de fibres musculaires

Les fibres musculaires squelettiques ne possèdent pas toutes les mêmes propriétés. Leur classification repose principalement sur la vitesse de l’activité ATPasique de la myosine et sur le métabolisme utilisé pour régénérer l’ATP.

Définition

Fibre oxydative

Fibre produisant principalement son ATP par la respiration mitochondriale, grâce à une forte densité de mitochondries et à un apport durable en dioxygène.

Définition

Fibre glycolytique

Fibre produisant rapidement une part importante de son ATP par la glycolyse, avec une forte utilisation des réserves de glycogène.

Comparaison

Principaux types de fibres musculaires squelettiques

CritèreType IType IIaType IIx
Vitesse de contractionlenterapidetrès rapide
Métabolisme dominantoxydatifoxydatif et glycolytiqueglycolytique
Mitochondries et myoglobineabondantesintermédiairespeu abondantes
Capillarisationélevéeintermédiairefaible
Résistance à la fatigueélevéeintermédiairefaible
Puissance développéemodéréeélevéetrès élevée

Les fibres de type I possèdent une myosine à activité ATPasique lente. Leur richesse en mitochondries, en myoglobine et en capillaires favorise une production durable d’ATP par phosphorylation oxydative.

Les fibres de type IIa combinent une contraction rapide avec des capacités oxydatives et glycolytiques importantes. Elles occupent ainsi une position fonctionnelle intermédiaire.

Les fibres de type IIx ont une activité ATPasique très rapide, des réserves élevées en glycogène et une forte capacité glycolytique. Elles produisent une force importante rapidement, mais accumulent plus vite les facteurs métaboliques associés à la fatigue.

Attention

Nomenclature des fibres rapides

Chez l’être humain, les fibres rapides les plus glycolytiques sont généralement désignées comme type IIx. Le terme type IIb, parfois employé dans certaines classifications, ne doit pas être considéré comme strictement équivalent.

La composition d’un muscle associe plusieurs types de fibres. Le phénotype d’une fibre dépend de l’expression de ses isoformes de myosine, de son équipement enzymatique et de son activité fonctionnelle. Il n’existe donc pas deux catégories totalement séparées, mais un continuum de propriétés contractiles et métaboliques.

À retenir

La vitesse de contraction dépend surtout de l’isoforme de myosine, tandis que la résistance à la fatigue dépend surtout de la capacité oxydative, de la densité mitochondriale et de la vascularisation.

Points clés
  • Le rhabdomyocyte est une longue cellule multinucléée dont les myofibrilles sont formées par la répétition de sarcomères.
  • Le sarcomère est compris entre deux stries Z et contient des filaments minces d’actine et des filaments épais de myosine.
  • Le raccourcissement résulte du glissement des filaments : la bande A reste constante, tandis que les bandes I et H diminuent.
  • Le complexe troponine-tropomyosine contrôle l’accès des têtes de myosine aux sites de liaison de l’actine.
  • Les fibres I sont lentes et oxydatives, les fibres IIa rapides et mixtes, et les fibres IIx très rapides et principalement glycolytiques.
  • La titine, la nébuline, l’alpha-actinine et la dystrophine assurent l’organisation du sarcomère et la transmission de la force.

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Tissus musculaires.

  • Fiche 02Couplage excitation–contraction du muscle striéTissus musculaires
  • Fiche 03Muscle cardiaqueTissus musculaires
  • Fiche 04Muscle lisseTissus musculaires
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    • 1.1Structure du rhabdomyocyte
  • 2Le sarcomère, unité contractile
    • 2.1Bandes et lignes du sarcomère
  • 3Protéines du sarcomère
    • 3.1Filament épais et myosine
    • 3.2Filament mince et actine
    • 3.3Protéines régulatrices lock — section verrouillée
    • 3.4Protéines structurales lock — section verrouillée
  • 4Types de fibres musculaires lock — section verrouillée