B10 · Métrologie
Ordres de grandeur et chiffres significatifs
Manipuler les préfixes décimaux et la notation scientifique et estimer un ordre de grandeur. Appliquer les règles de conservation des chiffres significatifs dans un calcul.
Biostatistiques et méthodes d'analyse3 min de lecture17 QCM corrigés
Écriture décimale et puissances de dix
Une mesure ou un résultat peut être très grand ou très petit. Les puissances de dix permettent d’en simplifier l’écriture et de comparer rapidement les échelles numériques.
Les règles de calcul essentielles sont :
où et sont des entiers relatifs.
Notation scientifique
Le signe du nombre est porté par . L’écriture scientifique est normalisée, donc unique pour un nombre donné dès que le nombre de chiffres conservés est fixé.
La notation scientifique rend explicites à la fois l’échelle du nombre, portée par , et la précision de son écriture, portée par les chiffres de .
Préfixes décimaux
Les préfixes les plus courants pour les multiples sont :
- déca, symbole : facteur
- hecto, symbole : facteur
- kilo, symbole : facteur
- méga, symbole : facteur
- giga, symbole : facteur
- téra, symbole : facteur
Les préfixes les plus courants pour les sous-multiples sont :
- déci, symbole : facteur
- centi, symbole : facteur
- milli, symbole : facteur
- micro, symbole : facteur
- nano, symbole : facteur
- pico, symbole : facteur
- femto, symbole : facteur
Pour convertir une valeur, il faut remplacer chaque préfixe par sa puissance de dix, effectuer le calcul sur les puissances, puis choisir l’écriture finale souhaitée. Le changement de préfixe modifie la valeur numérique affichée, mais pas la grandeur physique représentée.
La définition des grandeurs, des unités du Système international et des équations aux dimensions relève de la fiche précédente. Ici, l’unité sert seulement de support à la manipulation des préfixes.
Ordre de grandeur
Soit une valeur écrite avec . La puissance est la plus proche si . Lorsque , la puissance la plus proche est . Le seuil vaut approximativement .
Un calcul d’ordre de grandeur consiste à remplacer les données par des valeurs simplifiées, généralement limitées à un chiffre significatif, puis à effectuer le calcul sur ces approximations. Il sert à contrôler la cohérence d’un résultat, à anticiper son échelle et à repérer une erreur de puissance de dix.
Chiffres significatifs
Les règles de dénombrement sont les suivantes :
- tout chiffre non nul est significatif ;
- un zéro situé entre deux chiffres significatifs est significatif ;
- les zéros placés avant le premier chiffre non nul ne sont pas significatifs ;
- les zéros finaux placés après la virgule sont significatifs s’ils sont explicitement écrits ;
- les zéros finaux d’un entier écrit sans virgule sont ambigus.
La notation scientifique supprime cette dernière ambiguïté : tous les chiffres écrits dans la mantisse sont significatifs. L’exposant ne participe pas au dénombrement.
Les nombres issus d’un comptage exhaustif, les coefficients entiers définissant une relation et les facteurs de conversion définis exactement ne limitent pas le nombre de chiffres significatifs d’un calcul.
Arrondir correctement
Pour arrondir à un rang donné, on observe le premier chiffre supprimé :
- s’il est compris entre et , le dernier chiffre conservé reste inchangé ;
- s’il est compris entre et , le dernier chiffre conservé augmente d’une unité.
Les chiffres situés au-delà du rang demandé sont supprimés ensemble. Les arrondis successifs peuvent déplacer artificiellement le résultat. Il faut donc conserver des chiffres de garde pendant les étapes intermédiaires et n’effectuer l’arrondi définitif qu’à la fin.
Conservation des chiffres significatifs dans un calcul
Multiplication et division
Pour une multiplication ou une division, le résultat final doit comporter autant de chiffres significatifs que la donnée qui en possède le moins. Cette règle convient car ces opérations combinent des précisions relatives.
Addition et soustraction
Pour une addition ou une soustraction, le critère n’est pas le nombre total de chiffres significatifs. Le résultat doit être arrondi au rang décimal de la donnée la moins détaillée, c’est-à-dire au rang le plus à gauche parmi les derniers chiffres significatifs des données.
La raison est que l’addition et la soustraction mettent en correspondance des positions décimales. Une donnée connue jusqu’aux unités ne peut pas déterminer de manière fiable les dixièmes du résultat, même si elle comporte plusieurs chiffres significatifs.
Calculs comportant plusieurs opérations
Il faut respecter les priorités opératoires, déterminer la règle applicable à chaque étape et mémoriser le rang ou le nombre de chiffres que cette étape autorise. Le résultat intermédiaire ne doit pas être arrondi prématurément : il est conservé avec quelques chiffres de garde, puis l’arrondi final est effectué selon la limitation issue du calcul.
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