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Sommaire

  • 1Organisation générale d’un muscle squelettique
  • 2Classification selon la forme générale
    • 2.1Muscles longs
    • 2.2Muscles larges ou plats
    • 2.3Muscles courts
    • 2.4Muscles annulaires
  • 3Architecture fasciculaire
    • 3.1Architecture parallèle
    • 3.2Architecture convergente
    • 3.3Architecture pennée
  • 4Chefs et ventres musculaires lock — section verrouillée
  • 5Tendons et aponévroses lock — section verrouillée
  • 6Gaines et bourses séreuses lock — section verrouillée
    • 6.1Gaines tendineuses lock — section verrouillée
    • 6.2Bourses séreuses lock — section verrouillée
  • 7Insertion musculaire sur l’os lock — section verrouillée
    • 7.1Insertion directe lock — section verrouillée
    • 7.2Insertion indirecte lock — section verrouillée
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  5. Types de muscles, architecture et insertions

B9 · Myologie générale

Types de muscles, architecture et insertions

Classer les muscles selon leur forme, leur architecture fasciculaire et le nombre de leurs chefs. Décrire les tendons, aponévroses, gaines et bourses séreuses et le mode d'insertion sur l'os.

Anatomie générale·schedule7 min de lecture·quiz17 QCM corrigés

Organisation générale d’un muscle squelettique

La myologie anatomique étudie principalement les muscles striés squelettiques, organes contractiles reliés au squelette ou à d’autres structures résistantes. Chaque muscle comprend une partie charnue contractile, le ventre musculaire, prolongée par des structures conjonctives qui transmettent la tension produite.

Définition

Faisceau musculaire

Ensemble de fibres musculaires orientées dans une même direction et regroupées par du tissu conjonctif. L’organisation spatiale des faisceaux constitue l’architecture fasciculaire du muscle.

Les enveloppes conjonctives situées autour des fibres, des faisceaux et du muscle entier se prolongent sans interruption dans le tendon ou l’aponévrose. Cette continuité explique que la tension créée par les fibres contractiles puisse être transmise jusqu’au point d’attache.

Cette fiche concerne l’organisation anatomique des muscles. La manière dont plusieurs muscles participent à un mouvement, notamment comme agonistes ou antagonistes, relève de la fiche suivante.

Classification selon la forme générale

La forme d’un muscle dépend de la disposition de son ventre musculaire et de ses attaches. Elle doit être distinguée de l’architecture fasciculaire, qui décrit l’orientation interne des faisceaux.

Muscles longs

Les muscles longs possèdent un axe longitudinal nettement supérieur à leurs dimensions transversales. Leur ventre est généralement prolongé par un tendon à une extrémité ou aux deux extrémités.

Ils peuvent prendre plusieurs aspects :

  • rubané, lorsque leur largeur reste relativement constante ;
  • fusiforme, lorsque le ventre est renflé au centre et aminci vers les extrémités ;
  • moniliforme, lorsque plusieurs renflements successifs sont séparés par des intersections tendineuses.

Muscles larges ou plats

Les muscles larges présentent deux dimensions principales étendues et une faible épaisseur. Leur partie charnue peut se prolonger par une large lame tendineuse appelée aponévrose.

Cette forme permet une origine ou une terminaison très étendue. Elle participe aussi à la constitution de parois musculo-aponévrotiques capables de mobiliser, soutenir ou contenir des structures.

Muscles courts

Les muscles courts ont des dimensions longitudinales et transversales proches. Ils occupent souvent des espaces restreints et relient des pièces squelettiques voisines. Leur faible longueur n’implique pas une faible importance fonctionnelle.

Muscles annulaires

Les muscles annulaires sont disposés autour d’un orifice. Leurs faisceaux forment un anneau complet ou incomplet dont la contraction modifie le calibre de l’ouverture.

Le terme orbiculaire décrit une disposition circulaire autour d’un orifice. Le terme sphincter insiste davantage sur la fonction de fermeture que sur la seule forme anatomique.

Comparaison

Principales formes musculaires

FormeCaractère dominantAttache habituelle
Longueaxe longitudinal prédominanttendons souvent individualisés
Large ou plategrande surface et faible épaisseuraponévrose fréquente
Courtedimensions voisinesattaches rapprochées
Annulairefaisceaux autour d’un orificeinsertion circulaire ou périphérique

Architecture fasciculaire

L’architecture fasciculaire correspond à l’orientation des faisceaux par rapport à l’axe du muscle et à son tendon. Elle influence le compromis entre la quantité de raccourcissement possible et la tension développée.

Architecture parallèle

Dans une architecture parallèle, les faisceaux suivent globalement l’axe longitudinal du muscle. Les fibres peuvent être disposées en ruban ou former un ventre fusiforme.

Des fibres longues peuvent se raccourcir sur une distance importante. Cette architecture favorise donc une grande excursion de l’extrémité tendineuse, mais permet de loger moins de fibres dans un même volume transversal.

Architecture convergente

Dans une architecture convergente, les faisceaux naissent sur une zone large puis se rassemblent vers un tendon plus étroit. Le muscle prend souvent une forme triangulaire ou en éventail.

Les directions différentes de ses faisceaux permettent de concentrer sur une attache limitée les tensions produites sur une origine étendue.

Architecture pennée

Dans une architecture pennée, les fibres s’insèrent obliquement sur un tendon, comme les éléments latéraux d’une plume sur son axe. L’obliquité raccourcit la longueur individuelle des fibres, mais augmente le nombre de fibres pouvant être regroupées dans un volume donné.

On distingue :

  • le muscle unipenné, dont les fibres s’insèrent d’un seul côté du tendon ;
  • le muscle bipenné, dont les fibres s’insèrent des deux côtés d’un tendon central ;
  • le muscle multipenné, organisé en plusieurs unités pennées associées.
Comparaison

Architectures parallèle et pennée

CritèreArchitecture parallèleArchitecture pennée
Orientation des fibresparallèle à l’axe principaloblique par rapport au tendon
Longueur des fibresgénéralement plus grandegénéralement plus faible
Nombre de fibres dans un volume donnéplus faibleplus élevé
Conséquence mécanique dominantegrande excursiontension potentielle importante
À retenir

Architecture et propriétés mécaniques

Une architecture parallèle privilégie l’amplitude de raccourcissement, tandis qu’une architecture pennée permet de disposer davantage de fibres et privilégie la production de tension. La forme externe seule ne suffit donc pas à prévoir l’organisation interne.

Chefs et ventres musculaires

Définition

Chef musculaire

Portion d’un muscle possédant une attache initiale distincte avant de rejoindre une partie charnue ou une terminaison commune avec d’autres portions.

Le nombre de chefs peut être indiqué par la dénomination anatomique :

  • un muscle biceps possède deux chefs ;
  • un muscle triceps possède trois chefs ;
  • un muscle quadriceps possède quatre chefs.

Plusieurs chefs augmentent le nombre et l’étendue des attaches sans nécessairement former plusieurs muscles indépendants. Ils convergent vers une organisation terminale commune.

Le ventre musculaire désigne la portion charnue contractile. Un muscle peut comporter plusieurs ventres successifs séparés par des tendons intermédiaires. Il est alors qualifié de digastrique s’il possède deux ventres, ou de polygastrique s’il en possède plusieurs.

Attention

Ne pas confondre chefs et ventres

Un muscle biceps possède deux chefs d’attache distincts, tandis qu’un muscle digastrique possède deux ventres successifs séparés par un tendon intermédiaire. Le préfixe numérique ne décrit donc pas la même organisation.

Tendons et aponévroses

Définition

Tendon

Structure conjonctive dense, résistante et peu extensible, généralement en forme de cordon, qui transmet la tension du ventre musculaire à son point d’attache.

Les fibres conjonctives du tendon sont principalement orientées selon la direction des forces transmises. Cette orientation lui confère une forte résistance à la traction longitudinale. La jonction entre le ventre et le tendon est appelée jonction myotendineuse.

Définition

Aponévrose

Tendon large, aplati et organisé en lame, assurant une insertion étendue ou la transmission des tensions entre plusieurs zones musculaires.

Une aponévrose peut être terminale, lorsqu’elle prolonge un muscle vers son attache, ou intramusculaire, lorsqu’elle reçoit des fibres au sein même du ventre.

Attention

Ne pas confondre aponévrose et fascia

L’aponévrose est une lame tendineuse transmettant une tension musculaire. Le fascia est une enveloppe ou une cloison conjonctive organisant et séparant les structures anatomiques, même si certains usages terminologiques anciens rapprochent les deux mots.

Gaines et bourses séreuses

Lorsqu’un tendon glisse contre une structure résistante, des dispositifs réduisent les frottements et maintiennent sa trajectoire.

Gaines tendineuses

Une gaine fibreuse est un tunnel conjonctif, parfois complété par une surface osseuse, qui maintient un tendon au voisinage du squelette.

Une gaine synoviale est une enveloppe tubulaire à double feuillet entourant un tendon mobile :

  • le feuillet viscéral adhère au tendon ;
  • le feuillet pariétal tapisse la gaine fibreuse ;
  • une mince cavité contenant du liquide synovial sépare les deux feuillets.

Cette organisation facilite le glissement tout en limitant les frottements. Un repli conjonctif peut relier les deux feuillets et conduire les vaisseaux vers le tendon.

Bourses séreuses

Définition

Bourse séreuse

Petit sac conjonctif aplati contenant une faible quantité de liquide synovial et interposé entre deux structures soumises à des glissements répétés.

Une bourse peut séparer un tendon d’un os, d’un ligament, d’un autre tendon ou de la peau. Contrairement à la gaine synoviale, elle ne forme pas nécessairement un manchon complet autour du tendon.

Comparaison

Gaine synoviale et bourse séreuse

CritèreGaine synovialeBourse séreuse
Formemanchon tubulairesac aplati
Rapport au tendonentoure une portion du tendons’interpose entre deux surfaces
Rôle principalfaciliter un glissement longitudinalréduire un frottement local

Insertion musculaire sur l’os

Définition

Enthèse

Zone anatomique où un tendon, une aponévrose ou des fibres musculaires s’attachent à l’os.

L’insertion osseuse peut être réalisée selon deux modalités principales.

Insertion directe

Dans une insertion directe ou charnue, les fibres musculaires atteignent une surface osseuse avec une interposition tendineuse peu individualisée. Le tissu conjonctif du muscle se continue avec le périoste, enveloppe fibreuse de l’os.

Insertion indirecte

Dans une insertion indirecte, le ventre transmet sa tension à un tendon ou à une aponévrose, qui s’ancre ensuite sur l’os. Des fibres conjonctives pénètrent les couches superficielles de l’os et assurent la continuité mécanique entre tendon et tissu osseux.

Une insertion peut être ponctuelle, linéaire ou surfacique selon l’étendue de l’enthèse. Une vaste zone d’attache répartit les contraintes, tandis qu’une attache étroite concentre la transmission vers une région limitée.

Les deux attaches d’un muscle sont traditionnellement appelées origine et terminaison. L’origine est souvent décrite comme l’attache la plus proximale ou la plus stable, et la terminaison comme l’attache la plus distale ou la plus mobile. Cette distinction est descriptive et ne détermine pas à elle seule le sens réel du mouvement.

À retenir

La tension naît dans les fibres musculaires, passe dans les enveloppes conjonctives, puis gagne le tendon ou l’aponévrose avant d’être transmise à l’os au niveau de l’enthèse.

Points clés
  • Les muscles sont classés selon leur forme en muscles longs, larges, courts ou annulaires.
  • L’architecture fasciculaire peut être parallèle, convergente, unipennée, bipennée ou multipennée.
  • Un chef correspond à une portion ayant une attache distincte, tandis qu’un ventre correspond à une portion charnue contractile.
  • Le tendon est cordonal, alors que l’aponévrose est une lame tendineuse large et aplatie.
  • Les gaines synoviales et les bourses séreuses réduisent les frottements liés au glissement des tendons.
  • L’insertion osseuse peut être directe ou transmise par un tendon ou une aponévrose au niveau d’une enthèse.

Fiches connexes

À réviser dans la foulée, sur Myologie générale.

  • Fiche 02Action musculaire, agonistes et antagonistesMyologie générale
  • Fiche 01Terminologie anatomique, position de référence, plans et axesBases
  • Fiche 02Termes d'orientation et de mouvementBases
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    • 2.4Muscles annulaires
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    • 3.1Architecture parallèle
    • 3.2Architecture convergente
    • 3.3Architecture pennée
  • 4Chefs et ventres musculaires lock — section verrouillée
  • 5Tendons et aponévroses lock — section verrouillée
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